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La montée des passions guerrières
Le sage penseur Edgar Morin, du haut de ses cent ans, tweetait l’autre jour: «Nous savons depuis 1914 qu’une guerre mondiale peut éclater sans que personne ne l’ait voulue.» Avant d’ajouter: «La terrible escalade de morts et de mots ne peut, si elle continue, que conduire à l’irrémédiable. L’urgence est de cesser le feu, non de souffler sur le feu.» D’où notre réflexion.
Un cessez-le-feu? Un mois après le début de la folle agression décidée par Poutine, Ukrainiens et Russes, à Istanbul, paraissaient y croire, ou du moins ne pas l’exclure. Ils esquissaient même un accord durable (on parlait de neutralité sous contrôle occidental, d’autonomie pour le Donbass, de renvoi pour quinze ans sur le statut de la Crimée). Les deux délégations donnaient des signaux prudemment positifs. Et soudain, rupture. Le terme-même de négociations a disparu des innombrables interventions du président Zelensky. Lire la suite









