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Comment le Conseil fédéral se tire une balle, ou plusieurs, dans le pied
On se pince mais on ne comprend pas. Comme si le gouvernement suisse n’était pas assez dans la panade dans les relations avec ses voisins… Il en rajoute une couche en choisissant un avion de combat américain plutôt qu’européen. Et quel avion! Un appareil F-35 pas au point qui accumule les déboires selon le Pentagone lui-même. Avec des surcoûts en cascade.
Nier la dimension politique de cette décision relève de la naïveté ou du mensonge cynique. Il est clair que les experts d’Armasuisse, l’office fédéral de l’armement, dont beaucoup ont été formés aux Etats-unis, ne se sont pas basés sur des considérations techniques mais ont suivi leur propension à s’aligner sur leurs maîtres. La Suisse s’«otanise». Elle fait déjà partie du «partenariat pour la paix», le deuxième cercle de l’organisation dirigée de fait par Washington. Lire la suite








