Noir comme la magie et rouge comme le sang

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 11 juin 2021 · 1 min de lecture

Noir comme la magie et rouge comme le sang

«Santa Muerte», Gabino Iglesias, Editions 10-18, 192 pages.

Fernando est Mexicain, il vit clandestinement au Texas où il deal de la drogue. Dans le roman de Gabino Iglesias, la violence est omniprésente. On s’y massacre et s’y torture avec naturel et constance. Des concurrents veulent s’emparer du territoire où le patron de Fernando pratique son lucratif commerce. Ils font pression à leur manière, en coupant quelques doigts et une tête. Fernando n’est pas un enfant de chœur mais il a quand même un peu les jetons. Alors il prie et invoque la Santa Muerte, se place sous sa protection. «Ô mort toute puissante, reine des Ténèbres et de l’Au-Delà, Dieu t’a accordé l’immortalité et je t’implore avec toute la ferveur que renferme mon cœur… » Aidé par une prêtresse de la Santeria (une sorte de Vaudou), par un chanteur portoricain bien déjanté et par un tueur à gage russe qui a déjà eu à faire aux esprits malins, il va tenter de survivre et de se débarrasser de ses ennemis. Le rythme est soutenu, le sang coule à flot, la tragédie et la magie se croisent et s’entrecroisent: ça fait tourner la tête comme quelques shots de mezcal ou de tequila. Salud!

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Le créateur romand qui brille en Allemagne

CultureArticle

Le créateur romand qui brille en Allemagne

Julien Chavaz, 44 ans, qui a étudié le théâtre à Lausanne et Genève, traîné ses guêtres sur plusieurs scènes européennes, est couvert de prix pour ses multiples activités créatrices. Il est aujourd’hui superintendant du Théâtre-Opéra de Magdeburg, en Sachsen-Anhalt. Au cœur de la bataille politico-culturelle qui s’annonce.

Jacques Pilet

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

CultureArticle

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

Pour contrer les Soviétiques durant la guerre froide, les Etats-Unis menèrent une véritable offensive culturelle qui se poursuit de nos jours. Elle se déploya tous azimuts afin d’ancrer dans les mentalités européennes la supériorité de l’Amérique. Il existe un livre de référence à ce sujet, publié en 1999: «Qui menait la danse? La CIA et la guerre froide culturelle». Son autrice, la Britannique Frances Stonor Saunders, est décédée le 31 août à l’âge de 60 ans. L’occasion d’un hommage.

Martin Bernard