Salvini, cet «accident de l’histoire»


L’extrême droite est désormais en bonne place à la tête de l’Italie en la personne du ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini. Le centre de réfugiés de Castelnuovo di Porto, visité par le pape en 2016, a été brutalement fermé le 22 janvier et le responsable de la politique nationale républicaine souhaite infliger le même sort à tous les ports du pays, afin d’empêcher l’arrivée des migrants. Mais certains maires du sud de la Botte ne l’entendent pas de cette oreille et appellent à la «désobéissance civile». Rencontre, en direct des Pouilles, avec l’un de ces élus qui n’a pas l’intention de se laisser dicter sa conduite.
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Traduction de l’interview: Florence Perret
Riccardo Rossi a accédé, en juin 2018, à la mairie de Brindisi (ville de plus de 88’000 habitants située dans la région des Pouilles, sur la côte adriatique, ndlr). Début janvier, ce politicien socialiste de 54 ans s’est révolté avec virulence contre la position de Matteo Salvini, qui veut fermer les ports italiens aux arrivées de migrants récupérés en mer par les bateaux de sauvetage. Evoquant un «devoir moral», l’élu a appelé à la «désobéissance civile».




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