Réservé aux abonnés

Enfants placés: où en est-on?

Amèle Debey

Par Amèle Debey · Publié le 22 mai 2018 · 4 min de lecture

Enfants placés: où en est-on?
Monique Dulex fait partie des 9000 enfants placés à s’être manifestés auprès de la Confédération.
- © 2018 Bon pour la tête / Amèle Debey

Après avoir présenté des excuses officielles en 2013, la Confédération a promis le versement d’une contribution de solidarité aux enfants placés devenus adultes. Le printemps était censé voir arriver avec lui le début des versements, mais la loi prévoit un délai de quatre ans. Trop long pour certains? Témoignage et explications.

 

Fin avril-début mai était supposé rimer avec soulagement. Derrière sa pile de factures, Monique Dulex ne sait plus quoi penser. On vient de lui apprendre qu’elle allait potentiellement devoir attendre quatre ans avant de toucher la somme qu’on lui avait promise. Elle comptait notamment l’utiliser pour payer les frais qui s’accumulent depuis que son mari est handicapé.

Cette aide de la Confédération, le fait que l’on reconnaisse officiellement les horreurs que Monique a subies et dont elle était parvenue à taire la douleur durant cinquante ans, voilà qu’on en fait un problème national. Et ça, elle ne s’y attendait pas.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

A confondre le verbe et l’action, on risque de se planter

GéopolitiqueArticle

A confondre le verbe et l’action, on risque de se planter

De tout temps, dans la galerie des puissants, il y eut les taiseux obstinés et les bavards virevoltants. Donald Trump fait mieux. Il se veut le sorcier qui touille dans la marmite brûlante de ses colères et de ses désirs. Il en jaillit toutes sortes de bizarreries. L’occasion de s’interroger: quand le verbe se nourrit de lui-même que devient l’action?

Jacques Pilet

Les fantasmes des chefs de guerre suisses

GéopolitiqueArticle

Les fantasmes des chefs de guerre suisses

Il arrive que le verrou des non-dits finisse par sauter. Ainsi on apprend au détour d’une longue interview dans la NZZ que le F-35 a été choisi pas tant pour protéger notre ciel que pour aller bombarder des cibles à des centaines, des milliers de kilomètres de la Suisse. En clair: pour se joindre de facto à l’OTAN dans un conflit généralisé. Qu’il en a rêvé, de cet avion, le commandant de l’aviation Peter Merz, surnommé Pablo par ses potes…

Jacques Pilet

PFAS: un risque invisible que la Suisse préfère ignorer

GéopolitiqueLu ailleursLibre

PFAS: un risque invisible que la Suisse préfère ignorer

Malgré la présence avérée de substances chimiques éternelles dans les sols, l’eau, la nourriture et le sang de la population, Berne renonce à une étude nationale et reporte l’adoption de mesures contraignantes. Un choix politique qui privilégie l’économie à court terme au détriment de la santé publique.

L’identité numérique, miracle ou mirage?

GéopolitiqueArticle

L’identité numérique, miracle ou mirage?

Le 28 septembre, les Suisses se prononceront à nouveau sur l’identité numérique (e-ID). Cette fois, le Conseil fédéral revient avec une version révisée, baptisée «swiyu», présentée comme une solution étatique garantissant la souveraineté des données. Mais ce projet, déjà bien avancé, suscite des inquiétudes quant à son coût, sa gestion, son manque de conscience écologique et ses implications pour la vie privée. A l’approche de la votation, les questionnements s’intensifient.

Anne Voeffray