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La nouvelle revue de papier

Diana-Alice Ramsauer

Par Diana-Alice Ramsauer · Publié le 9 avril 2018 · 7 min de lecture

La nouvelle revue de papier
© Immersions

Le deuxième numéro d’«Immersions» est sur le point de sortir de l’imprimerie. Entre un livre et un magazine, cet objet hybride compte environ 200 pages et raconte, cette fois-ci, l’univers des gares. Alors que certains ne jurent plus que par le numérique, Delphine Riand et Maxime Fayet, 27 et 28 ans, se sont pourtant lancés dans une aventure sur papier: par goût de l’esthétique, par pragmatisme et par envie de créer un projet qui leur plaisait.

Sommaire

Vous avez entendu parler de «crise de la presse» ces derniers mois? Nous aussi. Si la concentration de l’info en quelques groupes médiatiques est une réalité, et si la remise en cause des modèles économiques traditionnels représente aujourd’hui un débat primordial, il n’est en revanche pas utile de s’apitoyer sur son sort en matière de diversité. Passons un grand coup d’essuie-glace sur notre pare-brise embué et regardons: des projets audacieux se faufilent un peu partout dans notre paysage médiatique encombré. Bon pour la tête s’est penché sur quelques-uns d’entre eux dans sa série «Médiaporama». 


Des voix se font entendre dans le couloir. Il est 13h, Delphine Riand et Maxime Fayet sont ponctuels. Ils tardent pourtant à entrer: leur discussion est animée devant la porte. Ils semblent s’être organisé une séance de rédaction improvisée devant les boîtes aux lettres de la rédaction de Bon pour la tête. C’est en effet le cas, ils débriefent rapidement sur les dernières avancées de leur nouveau magazine dont le sujet a été annoncé cette semaine: les gares. Ils m’expliquent un peu plus tard l’objet de leur discussion: «On a reçu la préface un peu inattendue de Didier Burkhalter pour notre Immersions n°2 cette nuit, à minuit et demi! Il faut croire qu’on n’est pas les seuls insomniaques dans ce pays… Après le désistement de Doris Leuthard pour cause de maladie de ses porte-parole, et à quelques jours du bouclage, on était très soulagés!».

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