L’Europe fait miroiter au Kosovo une entrée prochaine dans l’UE. Il faut pourtant se rendre à l’évidence, le petit pays de l’ex-Yougoslavie ne remplit encore que très peu les critères de candidature. Déçu par sa première décennie d’indépendance, en manque de solutions pour (re)lancer son économie, le Kosovo pourrait alors bien se tourner vers d’autres partenaires plus orientaux.<br><br> Le troisième volet du reportage de Diana-Alice Ramsauer <br>et du photographe Luc Chessex
On m’avait dit: «Le Kosovo c’est pauvre, un pays du tiers-monde». J’avais acquiescé et rangé cela dans un coin de ma tête. En atterrissant à Pristina, ce n’est pourtant pas la première impression que j’ai eue. L’aéroport Adem Jashari est certes petit, mais il est flambant neuf, moderne, fonctionnel. «New, new! Built by the Turks», nous explique Petro, le chauffeur de taxi.
Le nouveau terminal de l’aéroport de Pristina a été inauguré en octobre 2013.
Et Petro a raison. Pour être précis, l’aéroport existait déjà il y a une cinquantaine d’années, mais c’est un consortium turco-français (Limak et Aéroport de Lyon) qui s’est chargé de le moderniser et d’agrandir son terminal. D’ailleurs, le groupe détient les droits d’exploitation pour les 20 prochaines années. Un coup d’œil à la liste des départs et des arrivées suffit à se faire une idée: des vols pour la Suisse (Zürich, Genève), l’Autriche, l’Allemagne et surtout Istanbul. La compagnie Turkish Airlines s’est désormais fait une place de choix au milieu des destinations occidentales.






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