Difficile d’être aimé pour soi


Nous étions au Griffin’s une boîte aux Eaux-Vives à Genève dans l’immeuble de la télévision de l’époque. Johnny avait 23 ans, moi 25. Fin de soirée, entre Johnny, Claude Goretta avait tourné un documentaire sur lui, je savais qui c’était. Il s’assoit avec nous – Jean-Loup Vichniac – le fils de la correspondante du Monde et moi-même. Il commence à parler, et cela paraît énorme, il est très mélancolique, même triste, j’insiste, je pense qu’il joue le mal-aimé. Mais non, il m’explique qu’il est à bout, qu’il est entouré de pique-assiette, qu’on en a à sa notoriété, à son argent.




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