En période électorale, c’est connu, il y a ceux qui habillent chaque lampadaire, poteau ou tronc d’arbre d’affiches politiques et ceux qui passent derrière pour les taguer ou les arracher! L’Allemagne ne fait évidemment pas exception. Un collectif d'artistes a pourtant trouvé la solution – légale – pour remettre en question l'utilité des affiches, sans se faire pincer pour déprédation.
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Les élections allemandes approchent. Le 24 septembre tout sera fini, mais en attendant, les bords de routes sont décorés d’affiches politiques. Certaines sont encore en bon état, d’autres ont souffert des assauts rageurs de leurs opposants. Dans l’ouest, ce sont surtout les affiches de Die Linken, des Grünen, du SPD et de la CDU qui sont chassées. Dans les grandes villes, on déchire, enlève et tague plutôt celles de la FDP ou de l’AfD, observe le magazine en ligne Bento.
Toutes ces déprédations sont évidemment illégales en Allemagne et la peine encourue pour ce genre de délinquances peut aller jusqu’à deux ans de détention (!), selon la Frankfurter Rundschau. C’est là que le collectif artistique «EinfachSo» («juste-comme-ça») se penche sur une alternative légale: retourner les affiches, côté verso.
Petits cœurs et déclarations politiques
A la question «mais pourquoi?», le collectif répond: «juste-comme-ça», «à-cause-que-parce-que», ou avec un charmant accent berlinois: «einfachso». Pour être plus précis, ses membres laissent «consciemment l’interprétation de cette action aux observateurs», aux passants. Le collectif souhaite que les citoyens utilisent ces faces blanches comme bon leur semble. Des revendications politiques? De l’art? Des déclarations d’amour pleines de petits cœurs? Peu importe.






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