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Les «first responders», une question de vie ou de mort

Diana-Alice Ramsauer

Par Diana-Alice Ramsauer · Publié le 7 août 2017 · 4 min de lecture

En cas d’arrêt cardiaque, les premières minutes de prise en charge peuvent sauver la vie. Les «first responders» sont des bénévoles qui se mettent à disposition du 144 pour effectuer les premiers secours avant que l’ambulance arrive. Des gestes importants, qui soulèvent aussi des questions d’ordre moral.

Sommaire

Chaque minute passée après un arrêt cardiaque réduit l’espérance de vie de 10%. C’est pourquoi, le canton du Tessin a été pionnier en matière de «first responders». Le système est simple: des bénévoles formés aux premiers secours reçoivent une alarme sur leur téléphone lorsqu’une personne en arrêt cardiaque est dans leur zone. Le signal passe par une application, directement envoyée par le 144. Dans le canton du Tessin, le système «Momentum» a fait ses preuves: un patient sur deux est sauvé grâce aux «first responders».

Le même principe de secours inspire d’autres cantons. En Suisse romande, notamment. Une application smartphone est à bout touchant à Fribourg: «Le système fonctionne déjà partiellement. A partir d’août, tout sera automatisé pour faciliter l’intervention des « first responders » et des ambulanciers», annonce Christophe Roulin, président de la fondation Fribourg Cœur. Plus de 1000 bénévoles sont déjà inscrits. L’application «first responder Fribourg» couvre tout le canton, même les petits villages. 

Collaborer pour optimiser

«A Genève, une ambulance met en moyenne 10 minutes entre la centrale et le lieu d’intervention. C’est beaucoup trop long pour que le patient ait une chance de survie. Avoir une personne qui effectue les gestes de premiers secours en attendant les ambulanciers, c’est vital», commente le Dr Robert Larribau, médecin responsable de la Centrale 144. Le canton prévoit, avec l’aide de l’association «Swiss Emergency Responders» la mise en ligne d’un système similaire à celui du Tessin pour le printemps 2018: une démarche utile pour les Genevois, mais également pour tous les pendulaires. «Comme le programme «Momentum» est une application en ligne, cela permet de pouvoir organiser les bénévoles de manière inter-cantonale», précise encore Robert Larribau.

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