surveillance

Rogner les libertés au nom de la démocratie
Il se lève, en Europe, une vague de fond, peu bruyante, qui néanmoins atteint au cœur ce à quoi nous tenons tant: la liberté d’expression. Partout, les Etats concoctent des appareils de surveillance des propos qui courent. Nous avons parlé ici des tracasseries policières et judiciaires — surtout en Allemagne et en Grande-Bretagne — visant toute déviance du récit dominant sur Gaza, Israël, l’Ukraine et la Russie. Le dernier épisode est d’une portée extraordinaire: un spécialiste suisse des relations internationales vient d’être sanctionné par l’UE.

Les Etats-Unis aussi enquêtent et légifèrent sur les «agents étrangers»
Les critiques contre la «loi sur les agents étrangers» en Géorgie sont vives, surtout en Occident où l’on estime qu’elle suivrait un modèle russe, entachant la souveraineté de l’Etat du Caucase. Pourtant, les Etats-Unis ont depuis longtemps des pratiques similaires, arguant qu'il est de leur devoir de savoir qui fait quoi sur leur territoire. Explications.

A la chinoise. En version soft
Ainsi donc pour s’assurer que nos logements ne seront pas chauffés à plus de 19 degrés cet hiver, le Conseil fédéral s’essaie à la méthode chinoise. Avec de doucereuses précautions. Il explique qu’il s’agirait d’une atteinte à la loi sur l’approvisionnement du pays. Le Conseiller fédéral Parmelin explique, patelin: «La Suisse n’est pas un Etat policier. Mais il pourra y avoir des contrôles ponctuels.»

«Notre smartphone nous surveille, et c’est nous qui le lui permettons»
Les Etats et les grandes entreprises nous contrôlent entre autres grâce à des données que nous leur fournissons nous-mêmes. Une tendance accélérée par les guerres et les pandémies. Le magazine italien «L’Espresso» a analysé le dernier livre du sociologue écossais spécialiste de la surveillance numérique David Lyon.

L’exclusion des pestiférés
Oui, les non vaccinés sont bannis de la vie sociale tels des pestiférés. Et de plus s’il leur prend l’envie de passer les frontières, il est prévu de leur compliquer le plus possible et de renchérir drastiquement leur voyage (trois tests!). Quoique l’on pense du vaccin, comment ne pas voir dans quel engrenage liberticide nous sommes engagés?

Les dénonciateurs se bousculent
La journaliste Claudia Rey s’interroge dans la «Neue Zürcher Zeitung» sur les penchants délateurs que suscite la crise du Covid. Elle déconseille aux autorités d’encourager les cafards.

La démocratie sous narcose
L’endormissement de nos neurones civiques est administrée par doses variables à des fins diverses L’une d’elles a déjà produit ses effets. Le Conseil fédéral a tué l’accord avec l’Europe, sans douleurs, sans le moindre débat au parlement, sans aucun vote populaire. En cachant sa propre étude sur les conséquences du sabordage. Dans ce pays qui se gargarise au sirop démocratique, c’est ahurissant! Mais d’autres somnolences forcées sont aux fins de renforcer le pouvoir étatique sans contrôle. Avec deux lois qu’il nous est demandé d’applaudir le 13 juin.

Vers un affaissement de notre Etat de droit?
Le 13 juin, la population suisse sera appelée à donner son avis sur une nouvelle loi visant à lutter contre le terrorisme. Cette loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT), soumise au vote après l’aboutissement d’un référendum interpartis, pose la question difficile du respect de la présomption d’innocence face au risque de crimes pas encore commis. «Sans la liberté», petit essai de François Sureau, nous aide à comprendre la grande portée de cette discussion.





