
Le martyre des Palestiniens n’a pas débuté en 2023
«Guerre à Gaza», Joe Sacco, Editions Futuropolis, 32 pages.

«Guerre à Gaza», Joe Sacco, Editions Futuropolis, 32 pages.

«La pâle figure», Philip Kerr, Pierre Boisserie, François Warzala, Editions Les Arènes BD, 140 pages.

La victoire, en 1945, de l'Armée rouge, avec une guerre qui a fait plus de 27 millions de morts soviétiques, a permis à Staline, s'étant nommé «généralissime», de parader en uniforme blanc et de passer pour un grand chef de guerre aux yeux du monde entier. Miracle de la propagande. La réalité est assez différente.

Sur le site «Antithèse», deux entretiens, avec Pierre Gallaz et Frédéric Baldan, abordent les enjeux qui ont entouré cet événement majeur de notre histoire récente et dénoncent la domination d’un récit officiel soutenu par les autorités et les médias au dépend d’un autre point de vue, solide mais censuré, et parfois même sévèrement réprimé.
«Les carnets de Max Liebermann, saison 4», Robert Dornhelm et Umut Dag, deux épisodes de 90 minutes.

«Le Tribunal fédéral, 150 ans d’histoire», Passé Simple no 104, 46 pages.

La haine de la Russie ne date pas d’hier. Tout comme celle des juifs, elle possède des racines religieuses et daterait du schisme entre le catholicisme et l’orthodoxie. Toutes deux ont par ailleurs les mêmes conséquences catastrophiques pour les populations qui en sont victimes. Explications

Dans la Rome des années 80 avant JC., les rivalités entre Marius, chef inclusif mais vieillissant de la faction populaire, et Sylla, riche jouisseur attaché aux valeurs traditionnelles à la tête des oligarques marquent le début du lent déclin de la République romaine. Toute ressemblance avec des personnages connus d’une république impériale bien installée en Amérique du Nord n’est pas fortuite…

Les commémorations actuelles de la fin de la Seconde guerre mondiale, il y a huitante ans, excluent toute présence de la Russie, aujourd’hui honnie. Pourtant, son apport énorme à cette lutte fut décisif et payé de 27 millions de vies, militaires et civiles. C’est une honte de l’oublier.

Libre
Les tragédies du 20e siècle laissent plus de traces dans l’âme des peuples qu’on ne le dit dans le brouhaha de l’actualité. Lorsque le bientôt chancelier d’Allemagne veut livrer à l’Ukraine les missiles Taurus capables de frapper Moscou, lorsqu’il désigne tous les jours la Russie comme un péril global, celle-ci se sent provoquée. A oublier les traumatismes du passé, des irresponsables jouent avec le feu.

Les cinquante ans de la prise de Phnom Penh rappelle jusqu’où à pu mener la ferveur idéologique de ceux qui, en Europe, applaudirent le régime génocidaire des Khmers rouges. L’occasion de se demander dans quelle situation actuelle peuvent se manifester de telles perturbations du regard sur le réel.
L'histoire du magnat allemand de la presse Alfred Hugenberg (1865-1951), relatée par l’historien Johann Chapoutot dans son dernier livre, éclaire le fonctionnement et l’évolution des médias jusqu'à aujourd'hui. Et comment nombre d’entre eux ont mis les esprits libres au service de leur «vérité».