
Une nouvelle traduction d’«Anna Karénine»
«Anna Karénine», Léon Tolstoï, nouvelle traduction par Eva Antonnikov, Editions Gallmeister, 1480 pages.

«Anna Karénine», Léon Tolstoï, nouvelle traduction par Eva Antonnikov, Editions Gallmeister, 1480 pages.

Après «L’enragé» et son mémorable aperçu de l’enfance vilipendée et punie, l’écrivain, ex grand reporter de Libé et forte plume du «Canard enchaîné», déploie une nouvelle chronique, à résonances personnelles, dont le protagoniste, après la rude école de la rue, partage les luttes des militants de la gauche extrême. Scénar d’une possible série sympa? Pas tant que ça!

«Les éveillées», Eric Giacometti, Editions JC Lattès, 300 pages.

«Come-back! L’art figuratif en Suisse: une scène au féminin», catalogue de l’exposition du Musée d’art de Pully, Editions art & fiction, 226 pages.
«Les ressuscités», Jacques Ravenne, Editions JC Lattès, 304 pages.

«Le goût des fantômes», textes choisis et présentés par Françoise Siri, Editions Mercure de France, 128 pages.
Pour la troisième fois en 20 ans, le canton de Zurich envisage de repousser au secondaire l’apprentissage du français à l’école. Il n’est pas le seul. De quoi faire trembler la Suisse romande qui y voit une «attaque contre le français» et «la fin de la cohésion nationale». Est-ce vraiment le cas? Et nous, Romands, maîtrisons-nous l’allemand?
Du club FipFop aux mémorables albums à vignettes des firmes chocolatières NPCK, ou à ceux des éditions Silva, en passant par les pages culturelles des hebdos de la grande distribution, une forme de culture assez typiquement suisse a marqué la deuxième décennie du XXe siècle et jusque dans la relance du festival de Locarno... Et maintenant, entre clics et «likes»?

«Le monde sans visa», Yvan Butler, Editions de L’Aire, 200 pages.

Le dernier livre d’Alessandro Baricco, «Abel», se déroule au Far West et son héros est un shérif tireur d’élite. Il y a bien sûr des coups de feu, des duels, des chevaux, mais c’est surtout de philosophie dont il s’agit, celle que lit Abel Crow, celle qu’il découvre lors de ses rencontres. Un roman formidable!

La rétrospective «Great Expectations – Le cinéma britannique de l’après-guerre (1945-1960)» du 78e Festival de Locarno n'a pas déçu. Dans un contexte de réadaptation à une économie de paix, le caractère britannique y révèle ses qualités et faiblesses entre comédies grinçantes et récits criminels. Grands cinéastes et petits maîtres ont été également à l'honneur, avec un tiers des titres à présent repris à la Cinémathèque de Lausanne.

«Cate Power Sings Dylan: The 1966 Royal Albert Hall Concert», Cate Power, Domino, 15 chansons.