
Les villages de la mort
La Chine compte plus de 450 hameaux où les habitants tombent comme des mouches. Forcés de boire de l'eau polluée, ils développent des cancers des organes digestifs. Reportage.

La Chine compte plus de 450 hameaux où les habitants tombent comme des mouches. Forcés de boire de l'eau polluée, ils développent des cancers des organes digestifs. Reportage.

En acceptant de devenir le ministre de la Justice du futur gouvernement Bolsonaro, le petit juge Sergio Moro, comme on le surnomme, laisse derrière lui un chantier pénal gigantesque. Depuis mars 2015, 200 enquêtes préliminaires ont été diligentées, 36 ont abouti à des dénonciations criminelles, 8 d’entre elles, concernant 100 inculpés, sont en attente de procès susceptibles de déboucher sur des peines de prison et 163 accords de délation à la justice, permettant à leurs auteurs de bénéficier de réduction de peine ont été conclus.

Le roman de Roberto Saviano, «Pirahnas», nous plonge dans l’univers des baby-gangs napolitains qui en remontrent aux pires mafieux. Des ados retombés dans la barbarie de «Sa majesté de mouches», roman anglais de William Golding et film de Peter Brook datant du début des années 60, aux «tueurs nés» italiens, la régression semble cependant contaminer jusqu’à la «dénonciation» du phénomène...

L'ancien parlementaire fédéral tessinois Dick Marty vient de publier un livre, «Une certaine idée de la justice» (Editions Favre). L'homme s'est fait remarquer par ses enquêtes pour le Conseil de l'Europe sur les prisons secrètes de la CIA ou le trafic d'organes au Kosovo. Plus jeune, il avait, comme procureur, instruit d'énormes dossiers sur le trafic de drogue et le blanchiment d'argent. Son récit retrace les épisodes les plus saillants de sa carrière. Près de 300 personnes sont venues l'écouter avec ferveur, mercredi aux aurores à Lausanne. Récit.

S 'ouvrir à la surprise de la redécouverte littéraire, artistique; changer de longueurs d’onde, prendre du champ, bref: se montrer in#actuel. Autrement dit, indocile. Une autre façon encore d’aborder l’actualité.

GéopolitiqueLibre
Les mafias albanaises sont de plus en plus actives en France. Spécialisées dans les cambriolages organisés, le trafic de drogues et de migrants. Elles sont particulièrement implantées au voisinage de la Suisse, nous dit le «Figaro».

Trump a trouvé son cheval de bataille dans sa course électorale: la « horde » des migrants arrivés au Mexique du Honduras et du Salvador en route vers la frontière des Etats-Unis. Le problème n’est pas nouveau. Mais soudain, il éclate dans des images spectaculaires. Une aubaine politicienne pour les trumpistes. Mais cet épisode est-il vraiment aussi spontané qu’on le dit? Pas sûr. Divers scénarios se dessinent.

Non, le sérieux n'est pas toujours là où l'on croit. Cette chronique d'Anna Lietti paraît tous les mois dans 24heures.

Arrivée de Somalie comme mineure non accompagnée, elle est une des premières femmes «réparées» en Suisse. Aujourd’hui, elle se bat pour la prévention contre les mutilations génitales, y compris au sein de sa communauté, car les immigrés eux-mêmes n’échappent pas au poids des traditions. Rencontre avec Hiba en prélude à une table ronde à Orbe le 3 novembre.

Dans son premier livre, intitulé «Schumacher», Romain Buffat combine la magie de la fiction et la grâce d’un style dans l’évocation d’un personnage restituant toute une époque, avec les ingrédients romantiques (ivresse et larmes) d’un premier chagrin d’amour. Ce petit roman l’installant, sans fracas, au premier rang des nouveaux auteurs de nos contrées…

La question ne semble plus titiller grand monde à notre époque. La faute peut-être au flot incessant d’images laides et privées de sens auquel nous sommes confrontés en permanence. Ce torrent de médiocrité, généré par la télévision et colporté ad nauseam par les réseaux sociaux jusqu’à corrompre le cinéma, paraissant à même d’anesthésier tout esprit critique chez le spectateur. Pourtant, cette question s’avère toujours aussi cruciale, pour ne pas dire plus que jamais. La vision de «Lendemains incertains» du Burundais Eddy Munyaneza m’en a encore une fois convaincu: malgré toute la bonne volonté du monde, peut-on réellement réaliser un film honnête en usant de procédés cinématographiques malhonnêtes?