«Le jour où je ne m’indignerai plus, j’aurai cessé de vivre»


L'ancien parlementaire fédéral tessinois Dick Marty vient de publier un livre, «Une certaine idée de la justice» (Editions Favre). L'homme s'est fait remarquer par ses enquêtes pour le Conseil de l'Europe sur les prisons secrètes de la CIA ou le trafic d'organes au Kosovo. Plus jeune, il avait, comme procureur, instruit d'énormes dossiers sur le trafic de drogue et le blanchiment d'argent. Son récit retrace les épisodes les plus saillants de sa carrière. Près de 300 personnes sont venues l'écouter avec ferveur, mercredi aux aurores à Lausanne. Récit.
Sommaire
Dick Marty a beau être retiré de la politique active, il déplace les foules. Près de 300 personnes se sont massées au Palace à Lausanne, mercredi avant 7 heures 30, pour venir l’écouter. L’ancien parlementaire fédéral libéral-radical fut tour à tour procureur, conseiller d’Etat puis enquêteur désigné par le Conseil de l’Europe pour faire la lumière sur les prisons secrètes de la CIA, le trafic d’organes au Kosovo et bien d’autres turpitudes contemporaines. Il était l’invité d’un événement organisé par la société lausannoise Mémoire Vive à l’occasion de la parution de son livre-témoignage, Une certaine idée de la justice, aux Editions Favre*.
«Tu es une rock star. Tout le monde veut te voir, te toucher, t’entendre», lui dit Donato Mottini, directeur de Mémoire Vive, Tessinois comme son hôte.
C’est un signe plutôt rassurant que de voir un auditoire compact mobilisé aux aurores pour écouter un homme qui, toute sa vie, s’est fait «une certaine idée de la justice».




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