

Au cours de la seconde vague attribuée à l’épidémie du Covid-19, la Suisse a observé une mortalité exceptionnellement élevée. Les semaines les plus touchées de novembre ont vu une augmentation du taux de décès de 50%, par rapport aux cinq années précédentes. En comparaison, le taux de mortalité global relevé depuis le début de l’année et jusqu’en semaine 49 (7.81%) a peu varié par rapport à 2015 (7.69%). Il exprime tout de même un excédent de 110 décès par million d’habitants, mais se situe dans l’intervalle de valeurs observées au cours des 25 dernières années.

La santé est la seule branche de l’économie à n’avoir pas fait sa révolution digitale. C’est le McKinsey Global Institute qui le dit. Aux États-Unis, le fossé entre la santé d’un côté et de l’autre le reste de l’économie, depuis les courses en épicerie jusqu’à l’hôtellerie, à la finance et aux réservations de vols, ne s’est pas comblé en vingt ans. 70% des hôpitaux américains (et nombre d’hôpitaux suisses, comme on a pu s’en apercevoir) continuent de communiquer par courrier postal et fax les compte-rendus aux patients et entre confrères. Une catastrophe, si une situation d’urgence sanitaire mondiale se déclarait... Et elle s’est déclarée.
SantéLibre

Mais d’où vient cette sensation de fraicheur à la lecture de ce «conte noir» (l’auteur le désigne ainsi) ? De l’écriture du grand écrivain qu’est Jean-Michel Olivier. Simple, dépouillée en apparence, mais riche de mots qui s’ouvrent aux fantasmes. Et aussi parce que cette histoire fait un pied de nez à la doxa ambiante. Vous pensez que la plupart des femmes sont manipulées par les hommes, souvent leurs victimes? Vous ne connaissez pas Lucie.

Saviez-vous que dans la grande famille des œuvres théâtrales, certaines étaient destinées à être lues et non à être représentées? C’est le cas de l’écrivain français Alfred de Musset et de sa comédie «Fantasio». Plonger dans la première partie du XIXe siècle est un bon plan pour nous autres, orphelins des arts de la scène. Surtout, si comme moi, vous vous ennuyez moins chez vous qu’au théâtre.

Le fonctionnement, certes aléatoire, d’un photocopieur peut-il donner matière à un roman? Oui, à condition de réunir un auteur comme Daniel Fattore et un éditeur comme Hélice Hélas. Il fallait cette conjonction d’humour délirant et d’ouverture aux explorations littéraires les plus originales pour que le roman «Tolle, lege!» (ramasse et lis!) voie le jour en cette année de pandémie.

Il a d’abord été correspondant de l’Agence télégraphique suisse à Neuchâtel. Puis de l’Agence France Presse à Montevideo, en Uruguay, suivi d’un poste à Washington au sein de la même maison. Il est aujourd’hui basé au siège, à Paris. Le Jurassien Antonio Rodriguez, né en 1966 à Delémont de parents venus de Galice en Espagne, a une pensée pour eux en découvrant, du «Figaro» à «Paris Match», le bon accueil réservé aux «Larmes de ma vigne», témoignage à vif d’un vigneron chablisien adepte de la production biologique, auquel il prête une plume toute ramuzienne.

Avertissement: Ce texte est rédigé en français inclusif et utilise le genre neutre.

La nouvelle série télévisée romande intitulée «Cellule de crise» en impose par sa performance technique label suisse. Mais à l’apparence toute lisse, voire froide de ce feuilleton aux situations souvent «téléphonées», heureusement humanisé par l’aura de quelques interprètes, s’oppose la constante et vibrante émotion de «The Virtues», merveille du genre à découvrir sur ARTE.

SantéLibre
Un enfant, un adolescent qui veut changer de sexe, trouve-t-il trop facilement une assistance médicale pour accéder à sa demande? C'est la question soulevée par Keira Bell, qui a obtenu, comme le rapporte «The Guardian», la condamnation de la clinique où elle a subi un traitement. Son cas met en lumière un double phénomène: l'augmentation des candidats à la réattribution sexuelle, notamment parmi les mineurs. Mais celle aussi des personnes en «dé-transition», qui veulent réintégrer leur sexe d'origine.
