Accompagner plus dignement et humainement la mort, sous toutes ses formes

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 16 décembre 2020 · 2 min de lecture

Après les nouvelles déclarations du Conseil fédéral, c’est une grande partie de la population qui est à bout de souffle.

Les familles, les restaurateurs, les commerçants, les entreprises de nombreux secteurs (et arrêtons de dire les petites car il y en a aussi des grandes), les enfants, les personnes seules, nos grand-parents isolés et bientôt cobayes, les jeunes, les adultes et professionnels épuisés de trouver des solutions à eux seuls. Chacun étant dans son propre contexte de souffrance.

Tout ce que nous méritons, ce sont des coups de bâtons froids et secs. Nous n’entendons parler que de «modifications d’habitudes de vie» comme s’il s’agissait juste de quelques détails insignifiants. Ou encore de «faire quelques efforts en prenant nos responsabilités» (il manque le «bon sang!»).

Comme si nous étions capricieux. 

Comme si nous ne les prenions pas ces responsabilités depuis le début. Comment est-il possible de dire à des personnes qui ont tout perdu ou qui vont tout perdre sans aide, de prendre leurs responsabilités froidement?

Pas une excuse. 

Pas un mot humain. 

Pas un sourire respectueux. 

Pas un remerciement pour tout ce que l’on sacrifie et que l’on a de plus cher.

Pas un regret sur les tons autoritaires qui nous choquent et nous blessent à tout bout de champs.

RIEN. 

On dirait que rien d’autre n’était important avant.

Que plus rien n’a d’importance.

Il n’y a même plus d’autres morts. Elles n’existent plus. 

Cette froideur donne envie de pleurer. 

Nous n’avons plus de parents. 
Si c’est la mort qu’on accompagne sous toutes ses formes, alors en tant que maman qui voit ce qu’on fait à nos enfants, en tant qu’ancienne soignante qui a été témoin de dizaines de situations de fin de vie ou de misère, en tant que fille et petite fille de personnes récemment décédées (les dernières étant parties seules et isolées par la situation), en tant que cheffe d’entreprise qui a dû se battre pour survivre, je peux dire aujourd’hui que les personnes qui décident de tout ce qui nous arrive ont de sérieux efforts à faire pour accompagner plus dignement et humainement la mort. Sous toutes ses formes.

Maïté Florentin, Co-fondatrice & Directrice B2B Cherry SA.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

L’histoire des épidémies reste entourée de mystères et de fantasmes

SantéArticle

L’histoire des épidémies reste entourée de mystères et de fantasmes

Les virus n’ont pas attendu la modernité pour bouleverser les sociétés humaines. Dans un livre récent, les professeurs Didier Raoult et Michel Drancourt démontrent comment la paléomicrobiologie éclaire d’un jour nouveau l’histoire des grandes épidémies. De la peste à la grippe, du coronavirus à la lèpre, leurs recherches révèlent combien notre rapport aux maladies infectieuses reste traversé de mythes, d’incertitudes… et de leçons oubliées.

Martin Bernard

Ce qu’il faudrait savoir sur les vaccins Covid à ARNm

SantéArticleLibre

Ce qu’il faudrait savoir sur les vaccins Covid à ARNm

Alexandra Henrion Caude est généticienne et neurobiologiste. Elle est l'auteur d'un succès de librairie paru en mars de cette année intitulé «Les Apprentis sorciers. Tout ce que l'on vous cache sur l'ARN messager». Cette spécialiste des maladies génétiques et de l'ARN nous éclaire sur le développement de ces nouveaux vaccins et nous alerte sur les risques qu'ils entraînent pour notre santé. A noter que les droits d'auteur du livre sont entièrement reversés à une association caritative.

Bon pour la tête

Les «novax» n’existent pas

SantéArticle

Les «novax» n’existent pas

L’Organisation Mondiale de la Santé vient de lever l’alerte maximale face au Covid-19. Le temps est donc venu de dresser un bilan de la période écoulée depuis que cette alerte a été décrétée. Ce sera un travail important, et qui vient juste de commencer. Un certain nombre de décisions de justice récentes nous donnent néanmoins déjà des indications précieuses sur le degré de précipitation et le manque de respect auquel beaucoup ont été exposés. Nous nous arrêtons sur une décision suisse et une italienne, qui mettent en évidence des discriminations apparues pendant cette période difficile. Celle du tribunal italien défend l’idée que ne pas se faire vacciner peut traduire la volonté de défendre le droit fondamental à préserver sa santé. Autrement dit, les «novax» n’existent pas.

Boas Erez