«Horrifiée par le génocide des Palestiniens que le gouvernement isaélien commet impunément», la Tessinoise Francine Rosenbaum, pacifiste et humaniste convaincue, s’est replongée dans l’histoire de son grand père, Shimshon, qui participa au Premier congrès sioniste en 1897 et s’installa en Palestine en 1925. Le passionnant texte qu’elle a rédigé permet de mieux comprendre l’histoire de cette idéologie qui «constitue actuellement l’ultime tragique version de l’impérialisme et du colonialisme occidental». Un rappel historique indispensable.
Depuis le 7 octobre 2023, je suis terrifiée par la narration colportée sur les réseaux sociaux, qui attribue la responsabilité de la tragédie mondiale en cours aux terroristes du Hamas. Je suis horrifiée par le génocide des Palestiniens que le gouvernement isaélien commet impunément, jour après jour, au mépris des appels très morigénés des gouvernements européens, des organisations internationales et des manifestations populaires disqualifiées et brimées par nos propres forces de police.
Autour de moi, quasiment aucune personne d’ascendence juive ne s’associait publiquement aux condamnations de Netanyahou. Dans les cercles privés, le sujet était malvenu, et même dans nos réunions de famille, le mot d’ordre – auquel je me suis pliée – était «Nous ne parlons pas de politique!»
En mai dernier, les accusations d’antisémitisme portées contre toute personne qui dénonce la politique néocoloniale et génocidaire du gouvernement israélien ont paradoxalement aussi ciblé les juifs de la diaspora. J’ai ressenti l’impérieuse nécessité de me dissocier clairement des propos de l’Association Suisse-Israël de Lugano. Mais, bien que j’aie publié dans la presse et sur les réseaux une Lettre ouverte expliquant ma position de Suissesse laïque d’ascendance juive, cette «justification» face au danger mortel d’inhumanité ne m’aide pas à supporter de porter un nom que l’on associe à l’idéologie sioniste. Lire la suite…