Un ténu rai de lumière aux heures les plus sombres


Paru fin 2020 chez i-lirEdition, le recueil «Lueurs dans la nuit» est l’aboutissement poétique d’une très longue méditation d'Anne Burger sur les atrocités de la guerre pour ceux qu’elle mutile et décime comme pour celles qu’elle endeuille. La réflexion prend une épaisseur particulière sous la plume de cette autrice qui vient de perdre sa sœur jumelle après avoir consacré un autre recueil de poèmes à l’impossibilité de lui survivre («Chant des inséparables», éditions Samizdat, octobre 2016). Un thème d'actualité s'il en est, traité avec infiniment de délicatesse.
En préambule, l’autrice neuchâteloise commence par s’excuser d’évoquer des réalités qu’elle n’a pas vécues personnellement et qui pourtant la hantent. Elle explique sa démarche, son admiration pour la capacité à survivre de ceux qui sont revenus de l’enfer.
Les poèmes d’Anne Burger expriment violemment le besoin de dire, d’écrire, de dénoncer l’insoutenable quand c’est le seul moyen d’y résister, pour qu’il en reste une trace.
Ils disent «l’époux le frère le fils front de chair fraîche» et l’adolescent à l’orgueil meurtri que son trop jeune âge interdit de sacrifice.




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