Réservé aux abonnés

Un bien cruel conte de Noël (3)

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 27 décembre 2024 · 5 min de lecture

Un bien cruel conte de Noël (3)
© Schutterstock

Catherine et Pierre forment un couple épanoui. Tout allait bien entre eux jusqu’au jour où Catherine a soupçonné une transformation inquiétante chez son mari. Ce récit de l’auteur lausannois Pierre Ronpipal est publié en trois épisodes, les 13, 20 et 27 décembre.

Sommaire

Un récit de Pierre Ronpipal


Le premier épisode

Le deuxième épisode

Pierre n’a rien vu venir. Mireille et Serge nous ont rejoint à la maison pour fêter Noël, comme tous les ans. Presque comme tous les ans puisque cette année Pierre a insisté pour que nous ne fassions pas de sapin. «Pourquoi aller arracher un jeune arbre à sa forêt? Pourquoi le séparer des siens?» Il a donc été convenu que le traditionnel arbre de Noël serait remplacé par un globe terrestre. «Ainsi, nous mettrons Gaya au centre de notre célébration. Nous lui devons bien ça après tout le mal que nous lui faisons tout au long de l’année.» Emmanuel m’avait prévenue, la peste woke se répandait de plus en plus rapidement dans l’esprit de Pierre. J’ai fait semblant d’adhérer à son délire, d’accepter toutes ses suggestions. Comme crèche, il a souhaité un simple pot de yahourt censé représenter «le bidonville dans lequel aujourd’hui le Christ naîtrait s’il revenait sur terre avec son message révolutionnaire.»

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Le créateur romand qui brille en Allemagne

CultureArticle

Le créateur romand qui brille en Allemagne

Julien Chavaz, 44 ans, qui a étudié le théâtre à Lausanne et Genève, traîné ses guêtres sur plusieurs scènes européennes, est couvert de prix pour ses multiples activités créatrices. Il est aujourd’hui superintendant du Théâtre-Opéra de Magdeburg, en Sachsen-Anhalt. Au cœur de la bataille politico-culturelle qui s’annonce.

Jacques Pilet

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

CultureArticle

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

Pour contrer les Soviétiques durant la guerre froide, les Etats-Unis menèrent une véritable offensive culturelle qui se poursuit de nos jours. Elle se déploya tous azimuts afin d’ancrer dans les mentalités européennes la supériorité de l’Amérique. Il existe un livre de référence à ce sujet, publié en 1999: «Qui menait la danse? La CIA et la guerre froide culturelle». Son autrice, la Britannique Frances Stonor Saunders, est décédée le 31 août à l’âge de 60 ans. L’occasion d’un hommage.

Martin Bernard