Non, il n’y a pas qu’une seule autre moitié d’orange

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 21 janvier 2022 · 1 min de lecture

Non, il n’y a pas qu’une seule autre moitié d’orange

«Quattro metà», Alessio Maria Federici, Netflix, 100 minutes.

Un couple invite quatre amis pour un repas. Deux hommes et deux femmes célibataires, des trentenaires de la petite bourgeoisie romaine. A la fin de la soirée, chacune a choisi son chacun. Sauf qu’à partir de là, deux variantes sont proposées en parallèle: Giulia et Dario vivent une histoire plutôt sexuelle tandis que Chiara et Matteo s’engagent sur une voie plus romantique, ou Giulia et Matteo débutent une belle relation amoureuse tandis que Dario et Chiara deviennent simplement amis. Le propos de cette comédie italienne est de démontrer que la théorie romantique des «âmes jumelles» n’est qu’une… théorie. Que chaque couple se construit différemment en fonction des individus qui le composent, que ces individus eux-mêmes varient psychologiquement et pratiquement en fonction de qui les accompagne. Cela concerne les sentiments, la fidélité, la maternité et la paternité, les attitudes, les mensonges et les vérités… Pour aller plus loin, il aurait fallu que cette comédie traite aussi des différences sociales, mais n’en demandons pas trop. C’est en tout cas un bel encouragement à essayer plusieurs moitiés d’orange dans sa vie.

Le film est disponible en VO sous-titrée

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