Le secret bien gardé de la fée verte


entourent le visiteur dès l’arrivée. - © Bon pour la tête
Sortie de la clandestinité en 2005, la fabrication d’absinthe tient encore aujourd’hui à la transmission de recettes anciennes dans le secret le plus absolu. Un artisanat renaissant, dans une époque pourtant très marquée par les campagnes anti-alcool, grâce à une relève motivée. A l’image de Pierre-André Matthey, repreneur passionné de la Cave à Guilloud à Fleurier au Val de Travers, berceau historique de la production d’absinthe au XVIIIe siècle.
A l’ère industrielle, dopée par le numérique, la technologie et l’automatisation des gestes les plus simples, des métiers ancestraux délaissés renaissent ou refusent de mourir. Comme les légumes oubliés, l’artisanat, des techniques de production, d’élevage ou d’activités quotidiennes abandonnées retrouvent leurs lettres de noblesses et séduisent même de plus en plus de jeunes. Ils sont forgerons, ocularistes, bergers, vignerons, cordonniers, musiciens … et tous parlent d’avenir, portés par des valeurs éthiques et les contacts humains.
Isabel Jan-Hess (texte) et Noémie Desarzens (vidéo)
Le fondateur de l’absintherie «Celle à Guilloud» est sorti de la clandestinité en 2008. © Bon pour la tête
En entrant dans la boutique aux airs de petit musée, on est frappé par les langues étrangères qui y résonnent. Ce matin d’été, on y parle japonais, suisse allemand et bien sûr Neuchâtelois! Car ici, au Val de Travers, on est bien en terres romandes profondes. L’abstintherie «Celle à Guilloud», dont la renommée n’est plus à faire, attire des touristes depuis 2008, date à laquelle son fondateur, Daniel Guilloud. est sorti de la clandestinité.




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