La jeunesse en fuite d’Arnaud Le Guern

J’ai emmené avec moi Une jeunesse en fuite de l’ami Arnaud Le Guern chez Toraya, le meilleur salon de thé japonais de Paris. Dans sa dédicace, Arnaud évoque de «jolies baigneuses» connaissant le goût que je leur porte. Elles ne manquent pas dans ce roman où les coquetteries ensablées s’enchaînent, cependant que le père d’Arnaud s’éloigne d’une vie pourrie par la guerre du Golfe où il était médecin-anesthésiste.
Dès les premières pages où il évoque Nastassja Kinski, j’ai su que j’allais aimer ces carnets intimes en forme de roman. Nastassja Kinski, c’est ma jeunesse en fuite à la piscine Deligny. Je l’avais évoquée dans L »âme est un vaste pays. Comment aurais-je pu oublier Nastassja Kinski? La pureté de son visage. La perfection de son corps. Il y a des filles comme elle, dit Arnaud, qui incarnent la beauté d’une époque. J’ai beau cherché autour de moi, je n’en trouve pas. Il y a si longtemps que ma jeunesse est en fuite. Alors, tout en buvant un matcha, je prends le livre d’Arnaud. Quelques pages suffisent pour qu’il m’aide à retrouver ce que je croyais à jamais perdu: un monde où de jeunes beautés insouciantes nous tourneboulaient.




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.