Réservé aux abonnés

La jeunesse en fuite d’Arnaud Le Guern

Publié le 15 janvier 2019 · 1 min de lecture

La jeunesse en fuite d’Arnaud Le Guern
Une jeunesse en fuite d'Arnaud Le Guern. Éditions du Rocher. 225 p. - © DR, détail du livre

J’ai emmené avec moi Une jeunesse en fuite de l’ami Arnaud Le Guern chez Toraya, le meilleur salon de thé japonais de Paris. Dans sa dédicace, Arnaud évoque de «jolies baigneuses» connaissant le goût que je leur porte. Elles ne manquent pas dans ce roman où les coquetteries ensablées s’enchaînent, cependant que le père d’Arnaud s’éloigne d’une vie pourrie par la guerre du Golfe où il était médecin-anesthésiste.

Dès les premières pages où il évoque Nastassja Kinski, j’ai su que j’allais aimer ces carnets intimes en forme de roman. Nastassja Kinski, c’est ma jeunesse en fuite à la piscine Deligny. Je l’avais évoquée dans L »âme est un vaste pays. Comment aurais-je pu oublier Nastassja Kinski? La pureté de son visage. La perfection de son corps. Il y a des filles comme elle, dit Arnaud, qui incarnent la beauté d’une époque. J’ai beau cherché autour de moi, je n’en trouve pas. Il y a si longtemps que ma jeunesse est en fuite. Alors, tout en buvant un matcha, je prends le livre d’Arnaud. Quelques pages suffisent pour qu’il m’aide à retrouver ce que je croyais à jamais perdu: un monde où de jeunes beautés insouciantes nous tourneboulaient.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

François d’Assise raconté par Frédéric Pajak

CultureArticle

François d’Assise raconté par Frédéric Pajak

Frédéric Pajak fait paraître le 11e volume de son «Manifeste incertain». Un volume consacré pour l’essentiel au «poverello» dont on célèbre cette année le 800e anniversaire de la mort. Deux autres textes, plus personnels, évoquent la jeunesse qui s’en est allée, les amis qui meurent, des souvenirs d’enfance et de jeunesse, Gênes…

Patrick Morier-Genoud

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

CultureArticle

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

Pour contrer les Soviétiques durant la guerre froide, les Etats-Unis menèrent une véritable offensive culturelle qui se poursuit de nos jours. Elle se déploya tous azimuts afin d’ancrer dans les mentalités européennes la supériorité de l’Amérique. Il existe un livre de référence à ce sujet, publié en 1999: «Qui menait la danse? La CIA et la guerre froide culturelle». Son autrice, la Britannique Frances Stonor Saunders, est décédée le 31 août à l’âge de 60 ans. L’occasion d’un hommage.

Martin Bernard