«La décroissance est invendable parce que l’humain n’est pas prêt à renoncer à quoi que ce soit»


Pierre Yves Lador carbure aux livres: un par nuit pendant cinquante ans. Sans compter des milliers de BD. Et tous les ouvrages qu’il a écrits. Des dizaines dans des genres très divers, mais avec certains ingrédients récurrents: l’humour, l’ironie, l’érotisme, l’onirisme, la mélancolique jubilation et sans doute quelque visée initiatique. Lors de la remise du Prix des Ecrivains Vaudois qui lui fut attribué en 2013 pour l’ensemble de son oeuvre, cet ancien directeur de la Bibliothèque municipale de Lausanne, aujourd’hui éditeur chez Hélice Hélas, mais encore, toujours et surtout auteur s’est défini comme «le plus gros concurrent d’Easyjet: pour deux fois moins cher, mon livre vous emmène au cœur de vous-même, destination si lointaine qu’il est rare qu’on y arrive… »
Dans un format qui tranche avec ceux auxquels il nous avait habitués – et c’est peut-être là une illustration de son propos – l’écrivain prolifique Pierre Yves Lador propose, sous le titre Décroissance Développement, un petit livre rouge paru en 2013 aux éditions Hélice Hélas.
Pierre Yves Lador, qu’est-ce qui vous a incité à consacrer un petit livre à la décroissance?
Je l’ai écrit par esprit de contradiction. Parce que je me méfie des discours qui martèlent une vérité unique et peut-être par solidarité avec ceux qui pensent la décroissance nécessaire.




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