La danse des lettres et l’étoffe des signes

Sabine Dormond

Par Sabine Dormond · Publié le 28 juin 2024 · 1 min de lecture

«Mon dessin contre ce qui se dessine», poèmes de Bruno Mercier et dessins de Mohammed Guiga, Editions des Sables, 100 pages.

Un magnifique livre d’art vient d’éclore aux éditions des Sables sous le titre Mon dessin contre ce qui se dessine. Les poèmes de Bruno Mercier y répondent aux dessins de Mohammed Guiga dans un dialogue qui a pour vocation de gommer les frontières. Celles qui séparent les cultures, les arts et les continents. Mais aussi le verbe et l’image, puisque les dessins de Mohammed Guiga sont une forme d’écriture au croisement de l’alphabet arabe, du hiéroglyphe et de l’alphabet latin. Par leurs formes comme par leur agencement, ils créent une langue qui parle au cœur. Leurs battements d’aile et leur chorégraphie racontent ce que Bruno Mercier interprète ou traduit dans un plaidoyer pour la paix, l’entente interculturelle, l’ouverture à la réalité de l’autre, l’amour de la nature, la faim de justice et la soif de spiritualité. Le poète exprime dans la musique des mots le chant d’une portée d’oiseaux perchés sur un enchevêtrement de câbles électriques et, par le jeu des assonances, donne au français des airs d’ailleurs.

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