«Je ferai tout pour alléger les souffrances»

Marie Céhère

Par Marie Céhère · Publié le 12 janvier 2024 · 1 min de lecture

«Je ferai tout pour alléger les souffrances»

«Un chirurgien qui vous veut du bien», Ben Steele, sur Netflix, 3 épisodes de 50 minutes.

La clé de cette série documentaire, qui raconte les effroyables mais réels mensonges d’un chirurgien thoracique dépassé par sa volonté démiurgique, arrive à la toute fin des trois épisodes. Un des anciens collègues du mythomane Paolo Macchiarini, chirurgien lui-même, tente d’expliquer le fiasco des greffes de trachées en plastiques supposées se régénérer toutes seules à l’aide de cellules-souches. Or, sur la petite dizaine de patients opérés qui mettaient en ce «superchirurgien» leurs derniers espoirs de survie, tous sont morts rapidement après la transplantation et dans des souffrances atroces. «La médecine est le dieu d’aujourd’hui». C’est le seul élément explicatif de cette supercherie. Macchiarini trahissait le serment d’Hippocrate, mentait à ses pairs, à ses petites amies (il cultivait plusieurs relations simultanées), à ses patients et à la presse. Ses recherches sur les cellules-souches n’étaient absolument pas au point, preuve en est, et il n’aurait jamais dû avoir l’autorisation d’opérer des humains. Seulement, l’espoir fait vivre et vivre dangereusement. La foi dans le progrès médical fait accomplir de très grandes choses, et de très affreuses aussi. Un pas de côté aurait suffi pour démasquer l’homme qui entendait défaire le cancer, la douleur et la mort. Science sans conscience.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Le créateur romand qui brille en Allemagne

CultureArticle

Le créateur romand qui brille en Allemagne

Julien Chavaz, 44 ans, qui a étudié le théâtre à Lausanne et Genève, traîné ses guêtres sur plusieurs scènes européennes, est couvert de prix pour ses multiples activités créatrices. Il est aujourd’hui superintendant du Théâtre-Opéra de Magdeburg, en Sachsen-Anhalt. Au cœur de la bataille politico-culturelle qui s’annonce.

Jacques Pilet

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

CultureArticle

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

Pour contrer les Soviétiques durant la guerre froide, les Etats-Unis menèrent une véritable offensive culturelle qui se poursuit de nos jours. Elle se déploya tous azimuts afin d’ancrer dans les mentalités européennes la supériorité de l’Amérique. Il existe un livre de référence à ce sujet, publié en 1999: «Qui menait la danse? La CIA et la guerre froide culturelle». Son autrice, la Britannique Frances Stonor Saunders, est décédée le 31 août à l’âge de 60 ans. L’occasion d’un hommage.

Martin Bernard