Six mois après le début de la guerre contre l’Iran, la victoire annoncée par Washington paraît toujours plus difficile à discerner. Programme nucléaire toujours incertain, arsenal balistique préservé, détroit d’Ormuz sous pression et régime consolidé: loin d’avoir imposé ses conditions à Téhéran, les États-Unis se retrouvent engagés dans un conflit dont l’Iran semble avoir mieux maîtrisé les ressorts militaires, économiques et politiques. Une guerre qui pourrait bien avoir révélé les limites de la puissance américaine.
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«Nous avons gagné.» La guerre est «presque terminée». Il faut négocier, puis il faut aussi frapper, puis menacer de frapper plus fort encore. Le programme nucléaire iranien aurait été détruit, mais il faudrait continuer à le bombarder quand même… L’Iran serait au bord de la capitulation, mais six mois plus tard il faut toujours tenter de le contraindre, certains jours par la force, d’autres par la négociation…
Depuis le début de la guerre menée contre l’Iran, les déclarations erratiques de Donald Trump donnent ainsi l’impression d’une victoire sans cesse proclamée puis rapidement démentie par les faits. Le 9 septembre, nouvelle échéance à la sauce Trump: la guerre devrait désormais prendre fin «juste après» les élections américaines de mi-mandat.
On pourrait n’y voir que le style Trump et son mix d’amateurisme déguisé en imprévisibilité. Mais derrière cette communication se cache un problème autrement plus sérieux. Washington ne sait pas comment mettre un terme à cette guerre sans reconnaître que les objectifs pour lesquels elle a été engagée n’ont jamais été atteints. Dit plus simplement: sans reconnaître que les États-Unis ont perdu la guerre.






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