Franz Gertsch, l’hommage en kaléidosope de son musée

Disparu en décembre dernier, le Bernois était un des représentants majeurs du photoréalisme en Europe. L’occasion de redécouvrir ses variations végétales et ses portraits troublants...
Deux énormes cubes de béton gris disposés en angle droit autour d’un jardin, prolongés après coup par une extension sur mesure, à la manière d’un domino; et à l’intérieur, sur plus de mille mètres carrés, sept vastes espaces où se côtoient le minuscule et le grand format, le détail infime et sa projection sur des toiles imposantes. Le musée Gertsch de Berthoud/Burgdorf (BE), érigé grâce à un mécène, vient de célébrer ses vingt ans: l’exposition hommage «Kaléidoscope» revient sur les dernières décennies d’activité de cet artiste helvète majeur au lendemain de son décès, en décembre dernier. Prétexte à (re)découvrir une institution et un créateur atypiques dans son Emmental natif, à quelques lieues de la ville fédérale.
Minuscules? Les herbes de son jardin, la fleur rouge feu d’une broméliacée ou les fines nervures d’une pétasite, l’écume d’une vague, quelque part en Toscane, le grain d’une peau nue ou d’un visage. Un contraste saisissant avec le gigantisme de nombreuses œuvres, telle la série des saisons – plus de trois mètres sur quatre – les cycles consacrés à la mer ou au végétal («Meer»; «Gräser», etc.).
L’intitulé de l’exposition bernoise – Kaléidoscope – se réfère à la diversité de l’œuvre de Franz Gertsch, à ses couleurs vives et à l’effet changeant qu’elle produit, selon le point de vue et l’éloignement du spectateur.




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