Foot contre train, enfants sages et devoir conjugal

© Depositphotos
Des supporters genevois de football ont mis le feu à des câbles à la gare de Lausanne, ce qui a créé de sacrées perturbations. Ça a eu lieu après une rencontre entre le Lausanne-Sport et le FC Servette. Si sur le terrain la rencontre s’est terminée par un match nul (3-3), les Genevois ont sans conteste gagné la partie au final: ils ont bien fait iech (c’est du verlan, ça sonne moins vulgaire) les Lausannois, en tout cas ceux qui voulaient prendre le train. Les agissements des supporters sont désolants, les commentaires sur les sites d’information aussi: «société en perte de repères», «laxisme endémique», «ça fait peur». Les moralisateurs à la petite semaine se sont déchaînés à coup de «c’était mieux avant». Voilà une phrase du théoricien français Guy Debord qui s’adresse, à mon avis, plus à eux qu’aux crétins amateurs d’engins pyrotechniques: «L’aliénation du spectateur au profit de l’objet contemplé s’exprime ainsi: plus il contemple, moins il vit; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir.»
***
Dans les trains français, des wagons sont désormais interdits aux enfants, ceci afin de laisser travailler en paix les hommes d’affaires. Et après on s’étonne que lorsqu’ils grandissent, les mômes mettent le feu aux gares. Il y a de toute manière un grand malentendu concernant les enfants et l’éducation qu’il faudrait leur donner. Philosophie Magazine donne la parole à la philosophe Audrey Jougla, qui...
Ce contenu est réservé aux abonnés
En vous abonnant, vous soutenez un média indépendant, sans publicité ni sponsor, qui refuse les récits simplistes et les oppositions binaires.
Vous accédez à du contenu exclusif :
-
Articles hebdomadaires pour décrypter l’actualité autrement
-
Masterclass approfondies avec des intervenants de haut niveau
-
Conférences en ligne thématiques, en direct ou en replay
-
Séances de questions-réponses avec les invités de nos entretiens
- Et bien plus encore…
Déjà abonné ? Se connecter
À lire aussi















