Hélène Dormond vient de publier chez Presses Inverses un roman intitulé «Le retour du bourdon» pour lequel elle a bénéficié d’une bourse à l’écriture de Pro Helvetia. On y retrouve Marcel Tribolet, antihéros de «L'envol du bourdon», paru quelques années plus tôt aux éditions Hélice Hélas. Ce virtuose de la conciliation souffre d'une incapacité congénitale à s'affirmer et à poser ses limites. Incapacité dont son entourage profite abondamment.
Sommaire
Forte de la conviction que le travail rend malade et que le système de santé est malade, l’auteure, assistante sociale de métier, y caricature avec beaucoup d’humour le monde du travail, le team building et le new management.
BPLT: Tu nous as fait revenir Marcel Tribolet. Est-ce à dire que les 288 pages de L’envol du bourdon n’avaient pas suffi à faire le tour de la problématique de l’affirmation de soi?
Hélène Dormond: En fait, Marcel Tribolet a une fonction de révélateur de problématiques de société. Dans le premier tome, il soulevait la question de l’injonction sociétale d’être heureux corrélée à l’offre abondante de stages et autres formations favorisant l’épanouissement personnel. Le deuxième tome aborde des thématiques professionnelles et le fait que le système de soins est fortement mis sous tension.






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