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En quête de lecteurs au bout de la souris

Sabine Dormond

Par Sabine Dormond · Publié le 12 décembre 2019 · 3 min de lecture

En quête de lecteurs au bout de la souris
Internet, l'eldorado des aspirants auteurs. - © Nicole Stelmar via Flickr

L’arrivée du traitement de texte a démocratisé un rêve quasi universel: aujourd’hui, tout le monde écrit, ou presque. Les éditeurs, pourtant nombreux, ne parviennent pas à absorber toute cette production littéraire. Mais il y a d’autres moyens de trouver un lectorat: à côté de l’autoédition, de l’édition à compte d’auteur ou de l’édition numérique, les plateformes de partage de textes se développent. Comme webstory.ch, créé voici 8 ans par la genevoise Helena Zanelli.

«J’ai d’abord conçu ce site pour répondre à un besoin personnel», explique Helena Zanelli. «Puis je l’ai partagé. Les webwriters sont des gens qui n’ont pas assez de matière pour un livre. Ils écrivent des nouvelles, de la poésie, des formes courtes à côté de leur travail; leurs histoires seraient perdues s’ils ne les montraient pas.» A l’en croire, Webstory remplit parfaitement ce rôle de relais, puisque les statistiques indiquent une moyenne de 8 500 pages vues par mois. Les visiteurs viennent surtout d’Europe et des Etats-Unis, mais aussi d’Afrique francophone. Ils privilégient les formes courtes et passent en moyenne 4 à 5 minutes sur le site.

«Ce site est très précieux pour moi vu qu’aujourd’hui, tout ce qui touche à la littérature est assez inaccessible», s’enthousiasme Martine Corthésy. «Je trouve fondamental d’encourager les écrivants et de les mettre en lien avec des lecteurs». Grâce à Webstory, cette utilisatrice a notamment pu trouver un éditeur… pour l’une de ses connaissances.

C’est que webstory.ch ne reste pas cantonné au virtuel. Sa fondatrice organise aussi chaque mois des rencontres informelles, ainsi qu’un concours annuel qui aboutit à la parution d’un livre en papier. La lauréate de cette année, qui a décroché le premier prix parmi 55 contributions, figurait déjà au palmarès de l’an passé. Elle se cache sous le nom de plume de Marie Vallaury et dit avoir particulièrement apprécié de pouvoir lire les textes des autres, ce qui n’est habituellement pas le cas lors des concours.

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