Violent et cruel Far-West

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 25 juin 2021 · 1 min de lecture

Violent et cruel Far-West

«Dehors les chiens», Michaël Mention, Editions 10-18, 312 pages.

L’intrigue se déroule en Californie, en 1866. Mais l’auteur est français, né à Marseille. Le personnage principal de son roman, Crimson Dyke, est un agent du tout nouveau Secret Service dont un des buts principaux est de faire la chasse aux faux-monnayeurs. Il n’est donc pas très sympathique, envoie sans état d’âme de pauvres types croupir dans d’horribles bagnes. S’il a peu d’empathie pour les hommes qu’il arrête, Crimson Dyke a beaucoup d’affection pour son cheval et il est tourmenté par une voix intérieure − c’est bien fait pour lui. Dans une ville par laquelle il passe, un cadavre est découvert, salement éventré. Le shérif local ne semble pas pressé de mener l’enquête, alors l’agent du Secret Service, névrotiquement intègre, s’en mêle, tout en se sentant attiré par l’institutrice du coin qui le drague un peu. Le Far-West de Michaël Mention est violent, cruel, on y maltraite particulièrement les Noirs, les Indiens et les femmes. Le titre serait tiré d’un passage de l’Apocalypse: «Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge!». Tout un programme.      

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