A l’heure des lunettes connectées, de la reconnaissance faciale, des caméras de vidéosurveillance et des capteurs électroniques qui scrutent notre environnement, nos comportements et notre corps, avec l’intelligence artificielle qui conditionne nos pensées et nos actions, que reste-t-il de notre intimité et de nos libertés?
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Les lunettes connectées ne sont pas conçues pour protéger la vie privée et l’intimité des personnes filmées souvent à leur insu et donc sans leur consentement.
Au-delà du gadget électronique, une arme de destruction de l’intimité
Certaines lunettes (par exemple, Meta Ray-Ban Skyler Gen 2) peuvent communiquer avec une IA capable de déclencher, de manière autonome, des enregistrements visuels et audio en activant une caméra et un micro intégrés à leurs montures.
De telles lunettes ne sont pas de simples objets connectés. Ce sont des capteurs multimédias qui permettent une intrusion de plus de l’intelligence artificielle dans les sphères privée et publique. Elles portent atteinte au droit fondamental à la protection de la vie privée, car «la vie privée doit rester privée», mais aussi au consentement éclairé, à la protection des données personnelles et au droit à l’image.






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