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Moldavie: victoire européenne, défaite démocratique

Guy Mettan

Par Guy Mettan · Publié le 3 octobre 2025 · 18 min de lecture

Moldavie: victoire européenne, défaite démocratique
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L’Union européenne et les médias mainstream ont largement applaudi le résultat des élections moldaves du 28 septembre favorable, à 50,2 %, à la présidente pro-européenne Maia Sandu. En revanche, ils ont fait l’impasse sur les innombrables manipulations qui ont entaché le scrutin et faussé les résultats. Pas un mot non plus sur l’ingérence avérée, non pas de la Russie, mais de l’Europe, dans le processus électoral. Une ingérence désormais banale dans les pays de la bordure orientale de l’Europe.

Sommaire

En Moldavie comme en Roumanie et en Bulgarie, les élections se suivent et se ressemblent. L’an dernier, la présidente moldave pro-européenne Maia Sandu avait d’extrême justesse été réélue et gagné un référendum sur l’Europe en manipulant notamment les votes de la diaspora moldave et grâce à un appui financier massif de Bruxelles (une semaine avant l’élection, Ursula von der Leyen était venue en personne promettre un milliard d’euros si les Moldaves votaient «juste»…) Cette année, les mêmes causes ont produit les mêmes résultats: le parti présidentiel aurait miraculeusement obtenu 50,2 % des voix et remporté la majorité absolue au parlement avec 55 sièges sur 101 en dépit des sondages qui le donnaient perdant avant les élections.

A croire qu’il existe une malédiction – ou en tout cas une incapacité – démocratique dans les pays de la bordure orientale de l’Europe.

Ingérence russe versus ingérence européenne

Il faut d’abord balayer les reproches d’ingérence russe. Non pas que cette ingérence ait été inexistante, mais parce qu’elle a été insignifiante comparée à l’intrusion massive de la Commission et des pays européens dans le processus électoral. Les partis politiques moldaves sont si vénaux que l’on peut toujours en trouver un ou deux qui touchent de l’argent de Moscou et qu’on peut monter ces affaires en épingle pour mieux cacher les dizaines de millions d’euros et les centaines d’experts étrangers qui, sous le couvert d’ONG démocratiques et désintéressées, s’activent en coulisse pour discréditer une opposition aussitôt vilipendée comme «pro-russe» et tordre les votes en faveur du camp européen.

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