Palestine

L’exhibitionnisme de la cruauté
Le spectacle est aussi choquant que la mesure elle-même. Le ministre israélien Itamar Ben-Gvir célèbre l’adoption de la peine de mort réservée aux Palestiniens, triomphant, rigolard, bouteille de champagne à la main. Nombre de soldats israéliens diffusent sur les réseaux des vidéos où on les voit humilier des prisonniers à terre, entre les flashs des incendies provoqués en Iran. La guerre des images se déchaîne plus que jamais.

La colonisation israélienne se poursuit dans toute sa brutalité en Cisjordanie
Des récents articles du quotidien israélien «Haaretz» et du «Monde diplomatique» relatent comment Israël soutient les colons qui continuent de voler leurs terres aux Palestiniens de Cisjordanie. Comment, aussi, des étudiants israéliens ont exigé la démission du directeur de leur école qui désirait leur parler de la violence des colons.

Le 25e plan de paix en Palestine est en marche… en attendant le 26e!
Depuis la création d’Israël en 1948, vingt-cinq initiatives de paix se sont succédé sans jamais parvenir à concilier sécurité israélienne et souveraineté palestinienne. À la lumière de ces échecs répétés, le programme de Trump risque fort de n’être qu’un cessez-le-feu de plus, sans horizon politique véritable.

Le témoignage exceptionnel de la petite-fille d’un des pionniers du sionisme
«Horrifiée par le génocide des Palestiniens que le gouvernement isaélien commet impunément», la Tessinoise Francine Rosenbaum, pacifiste et humaniste convaincue, s’est replongée dans l’histoire de son grand père, Shimshon, qui participa au Premier congrès sioniste en 1897 et s’installa en Palestine en 1925. Le passionnant texte qu’elle a rédigé permet de mieux comprendre l’histoire de cette idéologie qui «constitue actuellement l’ultime tragique version de l’impérialisme et du colonialisme occidental». Un rappel historique indispensable.

Un dialogue de sourds
La télévision alémanique a diffusé un débat sur le thème «Israël va-t-il trop loin?» entre deux anciens diplomates suisses et deux soutiens d’Israël. Les participants ont échangé leurs points de vue, parfois extrêmes, sans réussir à se mettre d’accord.

Netanyahu veut faire d’Israël une «super Sparte»
Nos confrères du quotidien israélien «Haaretz» relatent un discours du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui évoque «l’isolement croissant» d’Israël et son besoin d’autosuffisance, notamment en matière d’armement. Dans un éditorial, le même quotidien analyse ce projet jugé dangereux et autodestructeur.
Coulisses et conséquences de l’agression israélienne à Doha
L’attaque contre le Qatar du 9 septembre est le cinquième acte de guerre d’Israël contre un Etat souverain en deux ans. Mais celui-ci est différent, car l’émirat est un partenaire ami de l’Occident. Et rien n’exclut que les Américains aient participé à son orchestration. Quant au droit international, même le dépositaire des Conventions de Genève, la Suisse, ne fait rien pour le maintenir en vie.
«Gaza est un concentré de violations des droits humains»
Commissaire général de l’UNRWA, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient, le Suisse Philippe Lazzarini n’a pas la langue dans sa poche. Il s’exprime ici sur le désastre humanitaire à Gaza, le silence de l’Occident, le rôle de la Suisse qui, selon lui, pourrait mieux faire, ainsi que sur les conséquences de cette situation pour l’avenir du droit humanitaire et des droits de l’Homme.
Marche sur Gaza: témoignage d’un militant solidaire
La marche sur Gaza depuis l’Egypte, destinée à rejoindre le poste-frontière de Rafah dans l’espoir de forcer le passage de l’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne, a réuni des milliers de participants de 55 pays avant d’être brutalement réprimée par l’Etat égyptien. Nous vous livrons ici les réflexions à chaud d’un militant suisse qui a participé à cette action et ses rencontres bouleversantes avec des Gazaouis bloqués au Caire.

Gaza: mort du droit international et défaite morale
Bien que ne respectant ni le droit humanitaire ni l’ONU, Israël bénéficie du soutien inconditionnel d’une grande partie de l’Occident. C’est désormais la loi du plus fort qui s’applique, celle du plus brutal, du plus cruel. L’acquiescement à la dévastation de Gaza et au massacre de sa population laissera une trace indélébile dans la mémoire de nos sociétés.

«La nouvelle unité du peuple israélien se fonde sur l’addiction à la haine et la soif de sang»
De nombreux Israéliens sont indifférents au sort des Palestiniens, voire se réjouissent de leur destruction. Pourtant, des voix indignées s’élèvent avec courage. Comme celle d’Orit Kamir, ancienne professeure de droit à l’Université hébraïque de Jérusalem et activiste féministe impliquée dans les droits humains, dont nous publions ici l’article paru en hébreu dans le quotidien israélien Haaretz.

La passivité complice de la Suisse
Le Conseil fédéral «déplore» la tragédie qui frappe la population palestinienne mais ne «condamne» pas l’opération de nettoyage ethnique menée par l’armée israélienne. Les contacts se poursuivent avec l’entreprise Elbit Systems qui fournit une grande part des armes de Tsahal. La BNS y a investi des fonds importants, en partie retirés aujourd’hui. D’autres banques suisses continuent de profiter du boom de ces actions. Comment ne pas voir là aussi une forme de complicité face à l’horreur?

Les leçons de Maître Arditi rayonnent de belle humanité
Un grand roman chatoyant, «Le Danseur oriental», préludant à une prochaine «Trilogie de Constantinople», et précédé par une profession de foi «identitaire», «Comment je suis devenu juif en dix leçons (avant de virer parano)», déploient le double talent de romancier et d’essayiste-humaniste généreux dont nous avons grand besoin aujourd’hui…

Un crime en paravent face à d’autres
Les crimes de Bachar al-Assad dont nous ont abreuvés les médias ont permis de détourner l’attention de la situation à Gaza et au Liban où Israël continuer de massacrer des innocents et à violer le droit humanitaire en toute tranquillité.
Pas de paix sans justice. Pas de justice sans vérité
L’histoire passée a prouvé à maintes reprises l’importance du rôle de la justice et de son pendant, l’établissement de la vérité, pour établir une paix durable et authentique. Sauf que pour ce faire, il convient de s’attaquer d’abord aux mensonges, à la propagande et aux préjugés. Or nous en sommes très loin, tant en Ukraine qu’en Palestine.

La culpabilité donne-t-elle tous les droits?
Israël à Gaza, le Rwanda dans le Kivu. Ces deux pays, responsables des massacres qui s’y perpètrent, jouissent-ils d’une forme d’impunité en raison de la culpabilité de la communauté internationale qui n’a pas su, pu, voulu empêcher la Shoah et le génocide des Tutsis?


