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La vérité est comme un filet d’eau pur
Dans un paysage médiatique saturé de récits prémâchés et de labels de «fiabilité», l’information se fabrique comme un produit industriel vendu sous emballage trompeur. Le point de vue officiel s’impose, les autres peinent à se frayer un chemin. Pourtant, des voix marginales persistent: gouttes discrètes mais tenaces, capables, avec le temps, d’éroder les digues du discours uniforme.

La Suisse des années sombres, entre «défense spirituelle» et censure médiatique
En période de conflits armés, la recherche de la vérité est souvent sacrifiée au profit de l’union nationale ou de la défense des intérêts de l’Etat. Exemple en Suisse entre 1930 et 1945 où, par exemple, fut institué un régime de «liberté surveillée» des médias qui demandait au journaliste d’«être conscient de ses responsabilités» et de «restreindre la liberté d’appréciation en matière internationale afin de sauvegarder le principe de neutralité et de conserver de bonnes relations avec tous les belligérants».

Vive le journalisme tel que nous le défendons!
Pourquoi BPLT fusionne-t-il avec d’Antithèse? Pour unir les forces de deux équipes attachées au journalisme indépendant, critique, ouvert au débat. Egalement pour être plus efficaces aux plans technique et administratif. Pour conjuguer diverses formes d’expression, des articles d’un côté, des interviews vidéo de l’autre. Tout en restant fidèles à nos options, à nos sensibilités. Entre nous nous ne sommes – heureusement! – pas toujours d’accord. Le débat d’idées n’est pas un vain mot.

Une claque aux Romands… et au journalisme international
Au moment où le Conseil fédéral tente de dissuader les cantons alémaniques d’abandonner l’apprentissage du français au primaire, ces Sages ignorants lancent un signal contraire. Il est prévu, dès 2027, de couper la modeste contribution fédérale de 4 millions à la chaîne internationale TV5Monde qui diffuse des programmes francophones, suisses notamment, tout autour de la planète.

Des nouvelles de la fusion de «Bon pour la tête» avec «Antithèse»
Le nouveau site sera opérationnel au début du mois d’octobre. Voici quelques explications pour nos abonnés, notamment concernant le prix de l’abonnement qui pour eux ne changera pas.

La bouderie des auditeurs de la SSR
Les derniers chiffres d’audience de la radio publique sont désastreux. La faute à l’abandon de la FM et à l’incapacité de ses dirigeants à remettre en question le choix de leurs programmes.

«L’actualité, c’est comme la vitrine d’une grande quincaillerie…»
Pendant de nombreuses années, les lecteurs et les lectrices du «Matin Dimanche» ont eu droit, entre des éléments d’actualité et de nombreuses pages de publicité, à une chronique «décalée», celle de Christophe Gallaz. Comme un accident hebdomadaire dans une machinerie bien huilée. Aujourd’hui, les Editions Antipode publient «Au creux du monde», un recueil de chroniques parues dans le journal romand mais aussi dans d’autres publications. Rencontre.

Bon pour la tête étoffe son offre
Alors que les médias traditionnels se voient contraints de réduire leur voilure, les médias indépendants se développent. Cet automne, «Bon pour la tête» fusionnera avec «Antithèse», un site qui, comme le nôtre, résiste au conformisme dominant et aux idées toutes faites. Pour nos abonnés actuels, le prix ne changera pas, ils accèderont simplement à plus de contenus.

Comment sauver la radio et la TV publiques?
Pas sûr que la décision prise en faveur d’une plus grande centralisation de la SSR soit judicieuse dans un pays où le régionalisme est de mise. Pas vraiment tendance non plus.

Acculée, la SSR nous enfume et enterre sa radio en douce
La SSR va entamer «la plus grande réorganisation de son histoire» avec 270 millions d’économies prévues d’ici 2029. Alors qu’elle vient de faire construire à Ecublens un bâtiment hors de prix qui n’apporte aucune plus-value à son organisation ni à ses programmes. Faut-il y voir une tentative désespérée de contrer l’initiative sur la redevance radio/TV à 200 francs?

«Désinformation»: le nouveau mot pour interdire les opinions
Faut-il vérifier et interdire les «fake news»? Pas systématiquement selon le journaliste allemand Jakob Schirrmacher, spécialisé dans l’éducation aux médias. Car la démocratie ne peut être protégée en restreignant la liberté d'expression et la contribution au débat. Dans son ouvrage, «Désinforme-toi!», il s’inquiète de l'ingérence de l'Etat dans le débat public et nous encourage à développer nos propres opinions.

Comment diable s’y retrouver dans le vacarme?
Les soubresauts inouïs de l’actualité internationale ont sur nous divers effets. Les uns ferment les écoutilles, ras-le-bol de l’info. Chez d’autres, tout vient renforcer de vieilles certitudes liées aux camps du Bien ou du Mal. Et puis il y a ceux qui tentent de se faire une opinion propre, basée sur des faits établis. Quel défi! Car les propagandes se déchaînent.
Techniques médiatiques pour orienter l’opinion publique
L'histoire du magnat allemand de la presse Alfred Hugenberg (1865-1951), relatée par l’historien Johann Chapoutot dans son dernier livre, éclaire le fonctionnement et l’évolution des médias jusqu'à aujourd'hui. Et comment nombre d’entre eux ont mis les esprits libres au service de leur «vérité».

La SSR se moque de nous
La perte de 30% d’auditeurs romands depuis l’abandon de la fréquence FM laisse les patrons de la radio-télévision de marbre. Ces chiffres sont pourtant inquiétants pour le débat démocratique.

L’Europe et son ennemi intérieur
L’Europe n’est pas plus la fidèle gardienne de la liberté d’expression que le sont les Etats-Unis de Trump. Preuve en est la manière, partiale, biaisée et hypocrite, dont nos politiques et nos médias rendent compte des crises et des conflits qui ensanglantent le monde.

Vous avez dit liberté d’expression?
Soit la liberté d’expression existe, et elle existe pour tout le monde; soit elle est limitée, et elle est limitée pour tous. Où sont ceux qui, comme dans la formule prêtée à Voltaire, seraient prêts à se battre pour laisser dire des opinions qu’ils ne partagent pas?


