Littérature

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En attendant que les robots deviennent plus «humains» que nous autres…

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En attendant que les robots deviennent plus «humains» que nous autres…

Un androïde fort attachant, dans le (superbe) dernier roman de Ian McEwan, «Une machine comme moi», nous confronte aux limites de notre «nature» au fil d’une uchronie passionnante. Sous le contrôle attentif d’un Alan Turing (1904-1956) toujours en vie, les avancées fascinantes de la technologie, au début des années 1980, butent sur le «trop humain» de notre espèce…

JL K

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Hemingway, le bobsleigh et Mussolini

La Suisse est un petit pays montagneux, bien plus en montées et en descentes qu’en terrain plat, et couvert de grands hôtels marron construits dans le style d’architecture du coucou.» Ces lignes sont d’Ernest Hemingway; elles ont paru dans The Toronto Star Weekly, dont il est alors le correspondant étranger. Nous sommes en mars 1922. L’écrivain en herbe, il a 23 ans, séjourne aux Avants, au-dessus de Montreux. Au début de l’année, il s’est installé à Paris, d’où, avec sa jeune épouse, Hadley, il ne cesse de voyager.

Du Platzspitz à la Riponne

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Du Platzspitz à la Riponne

Guillaume Favre a 10 ans quand les frères ainés de ses camarades de classe sombrent dans la toxicomanie. Cette réalité entre en résonnance avec les images de la scène ouverte de la drogue diffusées à la télévision. Elle le marque au point qu’il décide, 30 ans plus tard, de consacrer un roman à ce phénomène de société. Paru aux éditions Cousu mouche sous le titre Presque vivants, ce livre retrace la descente aux enfers de Thierry et l’impact qu’elle aura, des décennies plus tard, sur son frère Maxime.

Sabine Dormond

Quand l’intime à la façon d’Amiel devient un noyau de résistance…

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Quand l’intime à la façon d’Amiel devient un noyau de résistance…

Sous le titre explicite d’Amiel & Co, la revue de Gilbert Moreau intitulée Les moments littéraires rassemble 23 fragments de journaux plus ou moins intimes d’écrivains romands où les «classiques» de jadis et naguère (Amiel, Ramuz, Monique Saint-Hélier, Gustave Roud, Jacques Mercanton) voisinent avec des contemporains de générations diverses – de Douna Loup à Alexandre Voisard, ou de Noëlle Revaz à Jean-Pierre Rochat et Alexandre Friedrich -, dans un ensemble assez représentatif mais surtout varié de ton, avec de vraies découvertes en bonus. Démarche obsolète dans un monde où le «cher journal» fait figure de vieillerie? Ou défense du supplément d’âme et de style, de l’indépendance d’esprit et de la qualité littéraire, quand l’intimité même est livrée en pâture à la meute vorace?

JL K

Stefan Zweig et la croix blanche sur fond rouge

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Stefan Zweig et la croix blanche sur fond rouge

Dans deux volumes d’écrits politiques et d’entretiens parus début janvier, l’auteur du Monde d’hier apparaît moins apolitique que sa légende ne le laissait supposer. Soucieux de reformer et de consolider «l’unité intellectuelle de l’Europe», surtout après le chaos de la Grande Guerre, il s’y emploie activement et érige la Suisse, où bat pour lui «le coeur de l’Europe» en modèle de dignité morale.

Marie Céhère

Le Soldat inconnu, le jeune homme et l’écrivaine

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Le Soldat inconnu, le jeune homme et l’écrivaine

Il s’appelle Henry de Jouvenel. Il est l’un des rédacteurs en chef du Matin, l’un des principaux quotidiens parisiens. Le couple qu’il forme avec l’écrivaine Colette, épousée en secondes noces, est l’un des plus en vue. En cet automne 1920, il a signé en première page de son journal un article retentissant. Comme l’on s’apprête à transférer au Panthéon la dépouille d’un combattant inconnu, symbole de tous les morts de la Grande Guerre, il réclame pour ce «fils de toutes les mères qui n’ont pas retrouvé leur fils» une demeure plus digne de lui, l’Arc de Triomphe de la place de l’Etoile.

Muriel Cerf, antiportrait

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Muriel Cerf, antiportrait

Vous possédez un don des dieux, le talent narratif», lui avait écrit André Malraux après la publication de son premier livre. Muriel Cerf, car c’est d’elle qu’il s’agit, qui nous a quitté en 2012, aurait eu 70 ans cette année. Difficile pourtant de l’imaginer septuagénaire. Tant la romancière de L’Antivoyage, du Roi et les voleurs, de Hiéroglyphes de nos fins dernières, restera pour toujours cette jeune prodige des Lettres, conjuguant talent et beauté.

Le squelette et sa propriétaire

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Le squelette et sa propriétaire

Dominique de Rivaz est une hydre à mille têtes, à en croire le nombre de ses casquettes. Scénariste, cinéaste, metteuse en scène, auteure et jadis participante à la fameuse émission des télévisions francophones «La Course autour du monde» qui a fait rêver plus d’un journaliste en herbe, elle vient de sortir un recueil assaisonné d’humour parfois sarcastique et d’une bonne dose de fantaisie. Paru aux éditions Le Cadratin sous le titre Le monsieur qui vendait des choses inutiles, il aborde la question de la mort et de la décrépitude. Celle de ses proches, de son père et la sienne en filigrane. Entretien.

Sabine Dormond

Chez Alain Cebius, séduction et rapiaterie font bon ménage

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Chez Alain Cebius, séduction et rapiaterie font bon ménage

Aimer, c’est paraît-il, transformer les défauts de l’autre en qualités. Mais si certains travers ou petites manies effectivement peuvent présenter un côté attendrissant, d’autres sont plus rédhibitoires. La radinerie par exemple. Alain Cebius aborde le thème avec humour dans un roman décalé et à travers un personnage qui brille par sa médiocrité.

Sabine Dormond

Quand la chronique de cinéma devient partage de passion

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Quand la chronique de cinéma devient partage de passion

Passionnant aperçu du meilleur et du pire de la production mondiale au tournant des années 1960, le recueil des Chroniques cinématographiques de Bernard de Fallois (1926-2018) qui fut éditeur, essayiste de haute volée et critique de cinéma sous le pseudonyme de René Cortade, nous fait «voir», «revoir» ou découvrir plus de 140 films avec un brio érudit pur de tout pédantisme, une intelligence éclatante et une qualité de cœur que module une langue merveilleuse de vivacité et d’élégance.

JL K