Liberté d’expression

Politique

Bataille pour la liberté d’expression

Dans plusieurs pays européens, les prises de parole publiques déviant du récit dominant sur divers sujets, tels que la guerre en Ukraine, sont diffamées par les grands médias et, parfois, poursuivies par les appareils d’Etat. On l’a vu avec la lourde sanction qui a frappé l’ex-colonel suisse Jacques Baud. L’UE fait de cette pratique une normalité, faisant fi des principes fondamentaux de la justice: droit d’être entendu, présomption d’innocence, droit de recours, indépendance des juges. Mais ces chasses aux sorcières commencent à faire débat. En Allemagne, particulièrement zélée dans la surveillance, jusqu’au sein de la CDU gouvernementale, des élus s’élèvent contre ces abus de pouvoir et l’AfD tempête. Et cela bouge enfin en Suisse, non seulement dans la «Weltwoche», mais aussi dans la sage «NZZ».
Jacques Pilet
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«Il ne s’agit pas de réfuter ses analyses, mais de les rendre inaccessibles»

L’article de Jacques Pilet sur les sanctions dont est victime Jacques Baud, ex-colonel suisse des services de renseignement, ex-expert de l’ONU, ex-délégué auprès de l’OTAN, a suscité de nombreux commentaires, dont celui-ci qui nous semble particulièrement intéressant.
Bon pour la tête
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Rogner les libertés au nom de la démocratie

Il se lève, en Europe, une vague de fond, peu bruyante, qui néanmoins atteint au cœur ce à quoi nous tenons tant: la liberté d’expression. Partout, les Etats concoctent des appareils de surveillance des propos qui courent. Nous avons parlé ici des tracasseries policières et judiciaires — surtout en Allemagne et en Grande-Bretagne — visant toute déviance du récit dominant sur Gaza, Israël, l’Ukraine et la Russie. Le dernier épisode est d’une portée extraordinaire: un spécialiste suisse des relations internationales vient d’être sanctionné par l’UE.
Jacques Pilet
Politique

Quand la France et l’UE s’attaquent aux voix africaines

Nathalie Yamb est une pétroleuse capable de mettre le feu à la banquise. Elle a le bagout et la niaque des suffragettes anglaises qui défiaient les élites coloniales machistes du début du XXe siècle. Née à la Chaux-de-Fonds, d’ascendance camerounaise, elle vient d’être sanctionnée par le Conseil de l’Union européenne.
Guy Mettan
Philosophie

Vous avez dit liberté d’expression?

Soit la liberté d’expression existe, et elle existe pour tout le monde; soit elle est limitée, et elle est limitée pour tous. Où sont ceux qui, comme dans la formule prêtée à Voltaire, seraient prêts à se battre pour laisser dire des opinions qu’ils ne partagent pas?
Guy Mettan
Politique

Comment l’Allemagne flingue un magazine

Emois chez les juristes allemands. La ministre de l'Intérieur Nancy Faeser a ordonné l’interdiction immédiate du magazine d’extrême droite «Compact». Cette feuille qui existe depuis 2010 se distingue par sa xénophobie et son islamophobie. Quiconque est attaché à la démocratie et aux droits de l’homme ne peut que trouver cette publication nauséabonde. Mais doit aussi se poser la question: un gouvernement peut-il ainsi la supprimer d’un trait de plume?
Antoine Thibaut
L'installation de la sculpture de Davide Dormino, "Anything to Say?", inaugurée aux Bains des Pâquis à Genève le 5 juin 2021. Devant la sculpture de gauche à droite: Hafid Ouardiri; Frédérique Perler; Juliana de Diane25; Stella Moris; Carlo Sommaruga; Davide Dormino. © Markus Schweizer
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Julian Assange et la Suisse, une longue histoire

Assange est enfin libre! Après quatorze ans de harcèlement judiciaire scandaleux et cinq ans de réclusion dans une cellule de haute sécurité pendant 23 heures sur 24, on ne peut que s'en réjouir. Même si cette joie laisse un petit goût amer, dans la mesure où cette libération n'a pu être obtenue qu'en plaidant coupable pour diffusion d'informations touchant à la défense nationale des Etats-Unis.
Guy Mettan
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Dérapage de la RTS?

Après l'émission «Les Beaux Parleurs» du 17 mars dernier, la RTS a exprimé des «regrets» pour les propos «outranciers» du chroniqueur Slobodan Despot, tenus à propos des pays baltes. Notre lectrice Myriam Demierre s'interroge: où s'arrête donc la liberté d'expression? Et que nous dit cet incident médiatique de la mission de service public dévolue à la RTS?
Bon pour la tête
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Elon Musk, roi-soleil de l’autocratie numérique

Elon Musk cherche à nous rendre libres. Si, si! La preuve: c’est pour ça qu’il a racheté Twitter, ce réseau social aux 330 millions d’abonnés. Pour délivrer notre parole, nous faire jouir sans entrave du pouvoir de dire n’importe quoi et le pire du pire. «Je suis un absolutiste de la liberté d’expression» proclame le milliardaire, côté face. Mais côté pile, c’est surtout un sacré censeur.
Jean-Noel Cuénod
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La «Tyrannie du Bien», et comment s’en sortir

Le journaliste Guy Mettan, contributeur régulier de «Bon Pour La Tête», publie un nouveau livre dans lequel il dénonce la «Tyrannie du Bien». L’ouvrage prend la forme d’un «Dictionnaire de la pensée (in)correcte». Son but: permettre aux individus de retrouver «la clé des mots qui servent à exprimer librement notre pensée et à comprendre le réel tel qu’il est et non tel qu’il nous apparaît».
Martin Bernard
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Vers un ministère de la Vérité?

Quelques politiciens perdent leur sang-froid. Ils plaident pour des sanctions contre les diffuseurs de fausses informations.
Bon pour la tête
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«Je n’ai jamais vu une telle rage à l’égard de ceux qui ne sont pas du même avis»

Suzette Sandoz est professeure de droit à la retraite, ancienne conseillère nationale et députée au Grand conseil vaudois. Cette femme de caractère se décrit comme une passionnée de la vie et de la politique. Profondément humaniste, l’une des dernières représentantes de libéraux vaudois est très inquiète de voir le tournant totalitaire emprunté par son pays et n’hésite pas à l’exprimer dans son blog, hébergé par «Le Temps». Nous sommes allés lui rendre visite dans sa demeure de l’est-lausannois, afin de recueillir son sentiment sur la votation à venir. Mais pas que!
Amèle Debey