Liberté d’expression

Rogner les libertés au nom de la démocratie
Il se lève, en Europe, une vague de fond, peu bruyante, qui néanmoins atteint au cœur ce à quoi nous tenons tant: la liberté d’expression. Partout, les Etats concoctent des appareils de surveillance des propos qui courent. Nous avons parlé ici des tracasseries policières et judiciaires — surtout en Allemagne et en Grande-Bretagne — visant toute déviance du récit dominant sur Gaza, Israël, l’Ukraine et la Russie. Le dernier épisode est d’une portée extraordinaire: un spécialiste suisse des relations internationales vient d’être sanctionné par l’UE.

Quand la France et l’UE s’attaquent aux voix africaines
Nathalie Yamb est une pétroleuse capable de mettre le feu à la banquise. Elle a le bagout et la niaque des suffragettes anglaises qui défiaient les élites coloniales machistes du début du XXe siècle. Née à la Chaux-de-Fonds, d’ascendance camerounaise, elle vient d’être sanctionnée par le Conseil de l’Union européenne.
Ci-gît le libéralisme, trahi par les siens
Le libéralisme économique a été tué par l’étouffement progressif de la concurrence, le libéralisme politique a été miné par l’effritement de la classe moyenne et le libéralisme des libertés a été éviscéré.

Vous avez dit liberté d’expression?
Soit la liberté d’expression existe, et elle existe pour tout le monde; soit elle est limitée, et elle est limitée pour tous. Où sont ceux qui, comme dans la formule prêtée à Voltaire, seraient prêts à se battre pour laisser dire des opinions qu’ils ne partagent pas?

Julian Assange et la Suisse, une longue histoire
Assange est enfin libre! Après quatorze ans de harcèlement judiciaire scandaleux et cinq ans de réclusion dans une cellule de haute sécurité pendant 23 heures sur 24, on ne peut que s'en réjouir. Même si cette joie laisse un petit goût amer, dans la mesure où cette libération n'a pu être obtenue qu'en plaidant coupable pour diffusion d'informations touchant à la défense nationale des Etats-Unis.

Dérapage de la RTS?
Après l'émission «Les Beaux Parleurs» du 17 mars dernier, la RTS a exprimé des «regrets» pour les propos «outranciers» du chroniqueur Slobodan Despot, tenus à propos des pays baltes. Notre lectrice Myriam Demierre s'interroge: où s'arrête donc la liberté d'expression? Et que nous dit cet incident médiatique de la mission de service public dévolue à la RTS?

Les sorcières sont de retour!
Inspirée par un rêve, Anne Voeffray a mené une démarche photographique de longue haleine visant à célébrer les «sorcières» du XXIème siècle. Son travail a été rassemblé dans un livre paru récemment. Au menu: une centaine de signalements photographiques et de fiches anthropométriques, selon le modèle inventé par Alphonse Bertillon.

Elon Musk, roi-soleil de l’autocratie numérique
Elon Musk cherche à nous rendre libres. Si, si! La preuve: c’est pour ça qu’il a racheté Twitter, ce réseau social aux 330 millions d’abonnés. Pour délivrer notre parole, nous faire jouir sans entrave du pouvoir de dire n’importe quoi et le pire du pire. «Je suis un absolutiste de la liberté d’expression» proclame le milliardaire, côté face. Mais côté pile, c’est surtout un sacré censeur.

Vers un ministère de la Vérité?
Quelques politiciens perdent leur sang-froid. Ils plaident pour des sanctions contre les diffuseurs de fausses informations.

«Je n’ai jamais vu une telle rage à l’égard de ceux qui ne sont pas du même avis»
Suzette Sandoz est professeure de droit à la retraite, ancienne conseillère nationale et députée au Grand conseil vaudois. Cette femme de caractère se décrit comme une passionnée de la vie et de la politique. Profondément humaniste, l’une des dernières représentantes de libéraux vaudois est très inquiète de voir le tournant totalitaire emprunté par son pays et n’hésite pas à l’exprimer dans son blog, hébergé par «Le Temps». Nous sommes allés lui rendre visite dans sa demeure de l’est-lausannois, afin de recueillir son sentiment sur la votation à venir. Mais pas que!

Plongée chez les prétendus «complotistes»
La manifestation qui a réuni cinq à six mille personnes à Neuchâtel samedi dernier fut un beau moment politique. On en a trop peu parlé. Ces opposants à l’obsession sanitaire et aux pleins pouvoirs du gouvernement ne ressemblaient nullement aux «zinzins» timbrés que tant de médias diffament ainsi.

Allemagne: quand l’ironie crée la turbulence
Que l’opinion publique allemande soit plus bouleversée par un projet vidéo d’une cinquantaine d’acteurs que par une loi qui enferme les gens chez eux et prive les enfants du droit d'aller à l'école, cela donne à réfléchir. La semaine dernière, un grand souffle d’ironie a déferlé sur le net et a remué notre grand voisin. Certains trouvent ces performances subtiles et courageuses. D'autres les trouvent inappropriées et dangereuses.






