Histoire

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Plaidoyer pour un renouveau européen

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Plaidoyer pour un renouveau européen

Tel est le titre du livre, modestement désigné comme un essai, signé par notre ami, collaborateur de BPLT, Martin Bernard. Que ceux que les aléas de l’Union européenne lassent, irritent ou indiffèrent, se rassurent. On n’y parle pas de Bruxelles. Le regard va plus loin, dans l’histoire et vers l’avenir. Les philosophes s’y expriment, pas les technocrates.

Jacques Pilet

Réussir l’examen ou s’exiler

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Réussir l’examen ou s’exiler

On connaît peu la réalité et l’histoire des pays baltes, pourtant membres de l’UE et de l’OTAN. Le magazine «L’Express» raconte ce qui se passe en Lettonie. Ce petit pays de 1,9 millions d’habitants, autrefois occupé par l’Empire allemand puis l’URSS. On y compte une forte minorité russophone: entre 25% et 35% des habitants, avec le bon passeport, ou celui de Russie, beaucoup sans papiers. Concentrés dans la capitale, Riga, et dans les localités de l’est. Ils rencontrent beaucoup de problèmes ces temps-ci…

Jacques Pilet

L’histoire à la fois ignorée et manipulée

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L’histoire à la fois ignorée et manipulée

Kundera a admirablement évoqué «L’Insoutenable légèreté de l’être». Qui évoquera l’insoutenable légèreté du pouvoir? Les propos bellicistes d’Emmanuel Macron et de son Premier ministre tenus à Paris ces jours sont ahurissants. Et l’Assemblée nationale d’approuver un accord jusqu’auboutiste avec l’Ukraine, un gazouillis peu réfléchi. A l’exception du Parti communiste, de la France insoumise, devant Marine Le Pen et les siens qui s’abstiennent. De quoi tout cela est-il le signe?

Jacques Pilet

Quand les hirondelles d’Ossorguine résistent au chaos du monde

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Quand les hirondelles d’Ossorguine résistent au chaos du monde

A l’enseigne de La Bibliothèque de Dimitri, salutaire opération de sauvetage du trésor littéraire de L’Age d’Homme, «Une rue à Moscou» de Michel Ossorguine (Mikhaïl dans la présente réédition), représente un fleuron relativement méconnu des fameux Classiques slaves dirigés par Jacques Catteau et Georges Nivat. Comme dans «Vie et destin» de Vassili Grossman, les ténèbres de la tragédie russe s’humanisent sous le regard d’un écrivain impliqué et solidaire, qui oppose son chant du monde au poids de l’Histoire. A (redécouvrir) en ces temps de folie belliqueuse relancée…

Jean-Louis Kuffer

Pour l’Europe, le passé a de l’avenir

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Pour l’Europe, le passé a de l’avenir

Ayant exporté ses usines, sa pollution et ses ouvriers aux quatre coins de la planète, l'Europe est devenue le décor scénarisé d'un tourisme global. Elle peut imaginer en tirer désormais une rente confortable. Ce que n'avaient probablement pas imaginé les bâtisseurs de nos cathédrales et palais.

David Laufer

Le mystère Ravel densifié

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Le mystère Ravel densifié

«Bolero» d'Anne Fontaine saisit Maurice Ravel au moment de la création de son plus fameux morceau, en 1927-28. Surprise, c'est un film qui explore sérieusement le mystère de l'inspiration et le lie à un autre, celui de l'apparente asexualité du compositeur. D'où un modèle de biopic, qui a trouvé en Raphaël Personnaz son interprète idéal.

Norbert Creutz

Le roman noir en France, incarnations diverses

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Le roman noir en France, incarnations diverses

Roman gothique anglais, roman-feuilleton, roman à énigme, roman prolétarien, fait divers criminel, «hardboiled» américain, roman réaliste, Série noire, néo-polar, les racines du roman policier français sont multiples et chaque génération a les siennes. «Le roman noir: une histoire française» de Natacha Levet retrace, avec une constante acuité critique et une érudition consciencieuse, l’histoire plus que centenaire du roman policier français.

Yves Tenret

Cachez cette guerre que je ne saurais voir

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Cachez cette guerre que je ne saurais voir

N’est-ce pas ce qui arrive toujours? Au début de la guerre, nous sommes choqués, pleins de compassion, nous lisons, écoutons ou regardons les nouvelles qui viennent du front. Nous voulons savoir comment ça se passe. Mais après un certain temps, pff, y en a marre. Rien ne change, offensives, contre offensives, ça ne sert à rien de continuer à lire, écouter, regarder les nouvelles. Après deux ans, nous sommes fatigués. 

Marta Czarska

Sava Shoumanovitch, la vertu de l’obsession

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Sava Shoumanovitch, la vertu de l’obsession

Cela fait plus de vingt ans maintenant que le nom de Sava Shoumanovitch (1896-1942) m'est connu. Je vois ses tableaux aux cimaises de tous les musées de Serbie. Et aucun autre peintre serbe ne m'a jamais moins ému que Shoumanovitch. Ses nus rose crustacé, ses paysages aplatis et sa débauche de matière appliquée à la truelle m'abattaient. Je me disais que les Serbes, qui trop souvent confondent malheur et grandeur, avaient peut-être moins de considération pour ses toiles que pour son martyr en 1942, aux mains des Oustachis croates. J'entretenais donc un mépris bruyant pour Sava. Il représentait pour moi l'exemple même de la gloire locale, mélange de sous-Matisse de province et d'Utrillo du dimanche.

David Laufer

L’amitié dans les milieux lettrés et artistiques aux XIXème et XXème siècles

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L’amitié dans les milieux lettrés et artistiques aux XIXème et XXème siècles

Goethe et Schiller, Nietzsche et Paul Rée, Wagner et Bakounine, Karl Marx et Engels, clair que l’amitié, ce n’est pas rien. Qu’aurait été Sam Shepard sans Johnny Dark? Et Hannah Arendt sans Mary McCarthy? Godard sans Gorin? Ou sans Serge Daney? Van Gogh sans Gauguin? Bien sûr celle-ci peut se décliner en mille et une variantes, de la dépendance à l’épanouissement, de la soumission à la libre égalité fraternelle. Ce sont ces déclinaisons qu’aborde «L’amitié dans tous ses états», ce livre aux horizons divers.

Yves Tenret