Guerre

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Même l’éternité a une fin

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Même l’éternité a une fin

«Novaïa Gazeta», le journal de l’intelligentsia russe a dû s’exiler après maintes tracasseries et des attaques contre plusieurs de ses rédacteurs. Il paraît maintenant à Riga (Lettonie). On y trouve de grandes voix, comme celle de Leonid Gozman qui livre sa réflexion sur l’avenir de son pays.

Antoine Thibaut

La majorité des Suisses veulent être neutres face à la Russie et à l’Ukraine

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La majorité des Suisses veulent être neutres face à la Russie et à l’Ukraine

Sondage surprenant de TA-Media. «La Suisse doit être neutre face à la Russie et à l’Ukraine». D’accord? Plutôt d’accord? Pas d’accord? 64% des 1'200 personnes interrogées se déclarent très ou plutôt favorables à la neutralité dans ce conflit. Ce qui contraste fort avec les propos tenus mercredi à la radio romande par l’ambassadeur de Suisse à Kyiv qui a repris mot pour mot, sur tout, sans nuances, l’argumentation du Président Zelensky. Tensions politiques en vue.

Jacques Pilet

L’horreur de la guerre en face

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L’horreur de la guerre en face

L’alllocution en visionconférence du Président Zelensky lors du récent sommet du G20 a été résumée par les agences de presse. Mais un passage est resté dans l’ombre. Il aurait pourtant de quoi faire sursauter à Genève. Le CICR y était attaqué sans ménagements.

Jacques Pilet

La course illogique aux armements

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La course illogique aux armements

Chaque pays a le droit et le devoir de se défendre. Le pacifisme intégral n’est plus de mise. Mais jusqu’à quel point s’armer? Avec quels moyens? Face à quelles menaces? Là, ça se corse. La guerre en Ukraine a provoqué une frénésie d’achats d’armements dans les pays européens, Suisse comprise. Est-ce bien raisonnable au vu de l’état lamentable de l’armée russe?

Jacques Pilet

L’industrie européenne sacrifiée sur l’autel des intérêts atlantistes

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L’industrie européenne sacrifiée sur l’autel des intérêts atlantistes

Depuis le début de l’intervention russe en Ukraine et des sanctions du bloc occidental, force est de constater que les grands perdants de toute cette affaire sont les Européens, qui ont vu leurs factures énergétiques exploser, particulièrement dans les pays qui dépendent du prix du gaz pour leur industrie. Après presque 2 ans de perturbations à cause de la crise sanitaire, voilà un deuxième coup très dur. Mais qu’en est-il des gagnants, ceux qui ont un intérêt objectif à ce que cette situation chaotique en Ukraine continue? Décryptage.

Nicolas Depraz

Europe: le risque du grand déclassement

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Europe: le risque du grand déclassement

«Alors que l’Union européenne fait la guerre, l’Asie fait du commerce.» C’est ainsi que le grand universitaire singapourien Kishore Mahbubani résume la situation actuelle. Mahbubani n’est pas n’importe qui. Ancien ambassadeur et président du Conseil de sécurité de l'ONU, universitaire renommé, classé parmi les 100 intellectuels le plus influents du monde et les 50 plus grands penseurs du capitalisme, il n’est pas précisément un complotiste décliniste et antimondialiste.

Guy Mettan

Les sanctions ont enrichi la Russie

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Les sanctions ont enrichi la Russie

Ce ne sont pas d’obscurs poutinophiles qui l’affirment, mais le «New York Times». La Russie se retrouve affaiblie par la guerre, par les pertes en hommes et en matériel, par l’exode de centaines de milliers de Russes et de leurs compétences. Mais pas par les sanctions économiques. Le NYT a décortiqué les statistiques. Et surprise, la balance commerciale russe est plus florissante qu’avant le conflit.

Antoine Thibaut

Un ténu rai de lumière aux heures les plus sombres

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Un ténu rai de lumière aux heures les plus sombres

Paru fin 2020 chez i-lirEdition, le recueil «Lueurs dans la nuit» est l’aboutissement poétique d’une très longue méditation d'Anne Burger sur les atrocités de la guerre pour ceux qu’elle mutile et décime comme pour celles qu’elle endeuille. La réflexion prend une épaisseur particulière sous la plume de cette autrice qui vient de perdre sa sœur jumelle après avoir consacré un autre recueil de poèmes à l’impossibilité de lui survivre («Chant des inséparables», éditions Samizdat, octobre 2016). Un thème d'actualité s'il en est, traité avec infiniment de délicatesse.

Sabine Dormond

«Comme un obscur désir de guerre»

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«Comme un obscur désir de guerre»

L’escalade des mots et des armes n’en finit pas. Toute perspective de négociations est balayée. L’excitation monte dans les deux camps en conflit. Et au-delà... Les opinions publiques s’échauffent en Europe. Cette situation périlleuse inspire une réflexion originale à Olivier Delacrétaz, l’éditorialiste de «La Nation».

Antoine Thibaut

«Je ne comprends pas la fascination que la guerre peut exercer sur les gens»

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«Je ne comprends pas la fascination que la guerre peut exercer sur les gens»

Avant d’être l’envoyé personnel du président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Pékin, le Suisse Pierre Krähenbühl, également ex-Commissaire général de l’UNWRA, l’Office des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, est intervenu dans plusieurs pays en guerre, des expériences qui l’ont profondément marqué. «La guerre n’est pas une abstraction, mais brise des millions de vies et des destins partout dans le monde. Ni un film ni un reportage ne peut rendre compte de la terreur des populations à l’approche des groupes ennemis», a-t-il déclaré en visioconférence depuis Pékin, en ajoutant «ne pas comprendre la fascination que la guerre peut exercer sur les gens». Il regrette qu’«aujourd’hui, le courage politique se résume au refus de dialoguer avec son adversaire». Pourtant, «tôt ou tard ajoute-t-il, il faut s’asseoir à la table de négociations, et le plus tôt est le mieux».

Catherine Morand