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Génocide arménien: ce que la Turquie refuse (toujours) d’admettre
Le gouvernement israélien a approuvé, le 28 juin 2026, la reconnaissance du génocide arménien à l'unanimité, dans un contexte de vives tensions avec la Turquie. Le terme est toujours réfuté par Ankara. La mesure doit encore être entérinée par le parlement. Les gouvernements israéliens successifs avaient jusqu'ici évité de reconnaître ce génocide, notamment pour préserver leurs relations avec la Turquie. Examen du point de vue turc, plus rarement examiné, et en particulier la notion de préméditation.

Quand la Suisse soutenait les génocidaires du Rwanda
Le récent livre de Anne Emery-Torracinta éclaire un sombre chapitre de la coopération suisse. Et ses causes aussi, comme l’aveuglement de la Direction du développement et de la coopération (DDC) qui, aujourd’hui encore, fonctionne comme un Etat dans l’Etat, enfermée dans sa logique, sans guère considérer les enjeux politiques. Question actuelle: le conseil fédéral a annoncé fin juin sa volonté de revoir de fond en comble les voies et les méthodes de l’aide à l’étranger.

Gaza: «Nous vivons parmi les morts, la pourriture et les rats»
«Parallèlement à une recrudescence des maladies causées par les insectes, les rongeurs et l'eau contaminée, les responsables sanitaires et les organisations humanitaires signalent que les restrictions imposées par Israël ont entraîné de graves pénuries de médicaments et de matériel médical», expliquent nos confrères du quotidien israélien «Haaretz».

Le génocide culturel des Ashkénazes
En Israël, la culture yiddish a été effacée au profit d’une langue «morte», l’hébreu, imposée comme langue nationale. Une purification linguistique destinée à remodeler la culture et la mémoire de tout un peuple: langue humiliée, noms effacés, mémoire étranglée. La coercition linguistique n’est presque jamais «juste une affaire de langue»: c’est un réflexe nationaliste, un enjeu politique et idéologique.

Shoah, Rwanda, Srebrenica, Gaza: des génocides à géométrie variable
Certains génocides jouissent d’une procédure accélérée ou sont sacralisés, tandis que d’autres peinent à se faire reconnaître. Car le crime des crimes est devenu un enjeu de pouvoir, un objet de pressions et de manipulations dont les puissances jouent en se contrefichant des victimes.

Génocide des Tutsis au Rwanda il y a 30 ans : « L’engagement de Paris reste une grenade dégoupillée »
Le journaliste français Patrick de Saint-Exupéry, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la question (*), fut l’un des premiers à évoquer la responsabilité de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda il y a tout juste 30 ans. Malgré quelques avancées, cette question demeure ultrasensible.
