Philosophie

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Résister à la déraison sera l’enjeu de l’après-Covid

Dans un essai aussi bref et clair qu’incisif, Alexandra Laignel-Lavastine, dans «La Déraison sanitaire», esquisse un sévère bilan rétrospectif de la «gestion» de la pandémie, principalement focalisé sur les décisions centralistes de l’Etat français. Mais la Suisse, l’Europe et le monde mondialisé, à savoir nous tous, devrions nous sentir interpellés par sa réflexion élargie sur les thèmes de la liberté, de l’exercice de nos droits et responsabilités démocratiques pour défendre celle-ci, des risques constitués par l’extension à la chinoise du bio-pouvoir ou par les fantasmes transhumanistes de la Silicon Valley, entre autres tentations totalisantes…

Jean-Louis Kuffer

Il y a individualisme et individualisme…

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Il y a individualisme et individualisme…

Il est temps de remettre en question un lieu commun. Celui selon lequel nous vivons dans une société individualiste. Cette analyse est sinon fausse, du moins incomplète, à l’heure où plane le danger d’une société certes atomisée, mais dans l’idée de communautés ne se souciant guère de l’individu et de ses droits fondamentaux.

Jonas Follonier

Troublant trou blanc

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Troublant trou blanc

Il y a une tache immaculée au cœur de la carte de l’Europe, une entité invisible pourtant peuplée de 8 600 000 habitants. Quelles relation entretient-elle avec ses voisins? L’indifférence que subit ce trou blanc n'est-il pas l'écho de sa propre indifférence à leur égard?

Jean-Noel Cuénod

La cancel culture à l’assaut des entreprises

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La cancel culture à l’assaut des entreprises

Les entreprises doivent-elles se soumettre à la dictature du Bien ? Comme toutes les activités humaines, l’économie se doit de respecter les principes moraux de base. Primum non nocere, d’abord de ne pas nuire, et ensuite ne pas tromper. On ne saurait tolérer que des entreprises, comme ce fut le cas pour le tabac, les pétroliers, certains fabricants de produits toxiques, paient par exemple des études pseudo-scientifiques pour abuser la confiance du public et lui faire courir des risques mortels. On se félicitera aussi du fait que les banques ne puissent plus fermer les yeux sur la fraude fiscale ou l’origine potentiellement criminelle des fonds dont elles ont la charge.

Guy Mettan

Levinas,  pour démasquer nos visages

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Levinas, pour démasquer nos visages

Vivons masqués, vivons heureux! Mais l’effet du port du masque n’est pas anodin dans les rapports humains. Quelles en sont conséquences pour la vie en société? Levinas, reviens! Nous avons besoin de toi pour réfléchir un peu…

Loris Salvatore Musumeci

«L’aumônier doit absolument éviter de se prendre pour un sauveur»

«L’aumônier doit absolument éviter de se prendre pour un sauveur»

Mais que peu bien faire un aumônier au sein d'une armée? A priori, la spiritualité de soldats ne semble pas être la préoccupation majeure des états-majors. Il n'empêche que la loi impose à l’armée suisse de fournir à ses membres des services d’aide médicale, psychologique, sociale et spirituelle. Rencontre avec Noël Pedreira, chef remplaçant de l’aumônerie de l’armée.

Loris Salvatore Musumeci

Super puissance

Super puissance

Vous êtes dans la boîte. Vous représentez l’image de la boîte. Vous recherchez l’excellence de la boîte. Cette définition pourra être enrichie en fonction de l’évolution générale de la boîte.

Benoit Baudinat

Etat-nounou, Etat-gestion et Etat-vision

Etat-nounou, Etat-gestion et Etat-vision

Et si un Etat fort, ce n’était pas ce que l’on pense? On oppose souvent les «pro-Etat» aux «anti-Etat». Il y aurait, d’un côté, les partisans d’un Etat fort, au moins pour ses tâches régaliennes aux yeux de la droite, et de l’autre, les libertaires, hostiles par principe à l’intervention étatique. Et si nous sortions un instant de ce schéma en considérant une autre manière pour l’Etat d’être fort: avoir une vision?

Jonas Follonier

La casse invisible

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La casse invisible

Le coup de massue n’est pas spectaculaire. Les rues sont tristes, il est vrai, mais «après tout, ces mesures, ce n’est pas si terrible», murmure-t-on. Surtout chez ceux dont le salaire ou la rente tombent comme d’habitude. La détresse de ceux qui ont perdu, craignent de perdre leur emploi ou leur petite entreprise ne se voit pas. On en parle un peu, et on replonge vite dans le vacarme anxiogène. On se dit «c’est ainsi, ce doit être ainsi». La jeunesse elle-même ne bronche pas alors qu’on la dit déprimée, privée de ses plaisirs, mal prise dans ses études, avec toutes les raisons de s’inquiéter pour son avenir.

Jacques Pilet