«L’aumônier doit absolument éviter de se prendre pour un sauveur»


Mais que peu bien faire un aumônier au sein d'une armée? A priori, la spiritualité de soldats ne semble pas être la préoccupation majeure des états-majors. Il n'empêche que la loi impose à l’armée suisse de fournir à ses membres des services d’aide médicale, psychologique, sociale et spirituelle. Rencontre avec Noël Pedreira, chef remplaçant de l’aumônerie de l’armée.
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Garde à vous! On se tient droit, on obéit. C’est la première pensée qui vient à l’esprit quand on parle de l’armée. Elle suscite mille et un fantasmes. Elle est à l’origine de tant de récits. «De mon temps, mon petit, l’armée c’était pas de la rigolade!»
Chaque militaire a vécu son service à sa manière, et le raconte à sa manière. D’aucuns racontent leur passage à l’école de recrues avec tant d’emphase qu’on pourrait croire qu’ils ont fait la guerre du Viêt Nam. D’autres affirment en riant qu’ils ne se sont jamais sentis aussi inutiles de leur vie. Certains en gardent un souvenir traumatisant. Beaucoup parlent des amitiés, de la fierté à accomplir un service pour la nation.
Avec ses défauts et ses qualités, le système de milice réunit tout type de citoyen au sein de l’armée. Souvent contesté, il est l’objet de critiques aiguës. Pendant que d’autres le défendent bec et ongles. En somme, il y a débat. Des discussions. Parfois passionnées. Ce qui montre un intérêt soit enthousiaste soit critique des Suisses pour leur armée. Alors pour en savoir un peu plus, nous avons rencontré l’un des responsables d’un service méconnu mais original de l’armée: l’aumônerie. Interview avec le capitaine Noël Pedreira, chef remplaçant de l’aumônerie de l’armée, dans son bureau à Thoune.




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