culture

L’éloge du rire
Intéressante interview de Oskar Freysinger, ex-star de l’UDC, devenu écrivain, par Raphaël Pomey dans lepeuple.ch à l’occasion de la sortie de son livre «Animalia», provocant comme il se doit. Et d’un autre ouvrage, «L’Oreille aveugle», aux éditions Selena Plus.
Intéressante interview de Oskar Freysinger, ex-star de l’UDC, devenu écrivain, par Raphaël Pomey dans lepeuple.ch à l’occasion de la sortie de son livre «Animalia», provocant comme il se doit. Et d’un autre ouvrage, «L’Oreille aveugle», aux éditions Selena Plus.

Qui vous a fait croire que l’invisible n’existait pas?
«En dialogue avec l’invisible», Aurélie Netz, Editions Saint-Augustin, 186 pages.
«En dialogue avec l’invisible», Aurélie Netz, Editions Saint-Augustin, 186 pages.

Bain de paix à Genève
Le mot paix est tabou pour beaucoup. Si on la réclame illico en Ukraine ou à Gaza, on risque de méchants commentaires. Il n’empêche que ces jours, elle est à l’honneur à Genève. D’abord au plan de l’éducation. Il s’est tenu ce jeudi un vaste débat au Palais des Nations autour de ce thème. Comment, au-delà de l’actualité, s’imprégner d’un état d’esprit plus pacifique que belliqueux?
Le mot paix est tabou pour beaucoup. Si on la réclame illico en Ukraine ou à Gaza, on risque de méchants commentaires. Il n’empêche que ces jours, elle est à l’honneur à Genève. D’abord au plan de l’éducation. Il s’est [...]

Face aux Pharisiens
«Récit véridique de ma vie», Uriel da Costa, Editions Louise Bottu, 58 pages.
«Récit véridique de ma vie», Uriel da Costa, Editions Louise Bottu, 58 pages.

Oskar Kokoschka: apologie du dessin
Aglaja Kempf, conservatrice de la Fondation Oskar Kokoschka, présente dans un splendide nouvel ouvrage publié ces jours-ci aux Cahiers dessinés,150 dessins du maitre. Tous sont issus de la collection de la Fondation, riche de 2'300 œuvres aux techniques variées.
Aglaja Kempf, conservatrice de la Fondation Oskar Kokoschka, présente dans un splendide nouvel ouvrage publié ces jours-ci aux Cahiers dessinés,150 dessins du maitre. Tous sont issus de la collection de la Fondation, riche de 2'300 œuvres aux techniques variées.

Roland Jaccard s’est achevé, pour mieux survivre en écrivain
«La Cinquième saison», revue littéraire romande au titre chinoisant aussi «improbable» que le fut le (presque) mauvais sujet, réunit les témoignages, à (presque) charge et (presque) décharge, de vingt-cinq plus ou moins proches et amis, pour un portrait éclaté du «gentil garçon» se la jouant «bad boy», presque infréquentable – diront les wokistes – mais survivant par ses écrits.
«La Cinquième saison», revue littéraire romande au titre chinoisant aussi «improbable» que le fut le (presque) mauvais sujet, réunit les témoignages, à (presque) charge et (presque) décharge, de vingt-cinq plus ou moins proches et amis, pour un portrait éclaté du [...]

Une mortelle randonnée des 50s
«Crimes suisses: crime des cimes en Valais», Antoine Droux, 50 minutes.
«Crimes suisses: crime des cimes en Valais», Antoine Droux, 50 minutes.

Une fille bien
«Miss Americana: Taylor Swift», Lana Wilson, sur Netflix, 85 minutes.
«Miss Americana: Taylor Swift», Lana Wilson, sur Netflix, 85 minutes.

Deux utopies atomiques
«Plutopia. Une histoire des premières villes atomiques», Kate Brown, traduit de l’anglais par Cédric Weiss, Editions Actes Sud, 464 pages.
«Plutopia. Une histoire des premières villes atomiques», Kate Brown, traduit de l’anglais par Cédric Weiss, Editions Actes Sud, 464 pages.

Christian Marclay: «L’art a besoin d’un public pour exister»
De passage à Lausanne pour vernir une exposition à Photo Elysée sur le thème du photomaton, l’artiste Christian Marclay nous parle de sa pratique artistique dans le cadre de la célébration des 100 ans du surréalisme. Plus proche du dadaïsme de Marcel Duchamp que du surréalisme d’André Breton, il nous donne des clés pour comprendre l'importance des expositions en parallèle de Man Ray et Cindy Sherman.
De passage à Lausanne pour vernir une exposition à Photo Elysée sur le thème du photomaton, l’artiste Christian Marclay nous parle de sa pratique artistique dans le cadre de la célébration des 100 ans du surréalisme. Plus proche du dadaïsme [...]

Un poids en moins
«Le poids des flocons», Léonie Pantillon, Editions de l’OSL, 52 pages.
«Le poids des flocons», Léonie Pantillon, Editions de l’OSL, 52 pages.

Droit dans le mur
L’histoire douloureuse de mon ami Jean-Louis Porchet, producteur, grande figure du cinéma romand, vaut d’être racontée.
L’histoire douloureuse de mon ami Jean-Louis Porchet, producteur, grande figure du cinéma romand, vaut d’être racontée.

Le sexe vu par Coco, c’est joyeux! Le cul aussi…
«Fantaisies folliculaires», Coco, Editions Le Monte-en-l’air, 176 pages.
«Fantaisies folliculaires», Coco, Editions Le Monte-en-l’air, 176 pages.
La nécessité de témoigner par «Anima»
Souffle de poésie, d’horreur et de vérité romanesque ayant donné vie à un ouvrage qui aura mis plus de dix ans à la recevoir, cette vie: «Anima» (2012). Dernier roman en date du dramaturge Wajdi Mouawad paru il y a près de douze ans, «Anima» reste plus que jamais d’actualité. Dans ses pièces ou ses romans, il demeure toujours une expérience unique trépidante à vivre. C’est bien le cas ici, près de cinq-cents pages durant. Regard.
Souffle de poésie, d’horreur et de vérité romanesque ayant donné vie à un ouvrage qui aura mis plus de dix ans à la recevoir, cette vie: «Anima» (2012). Dernier roman en date du dramaturge Wajdi Mouawad paru il y a [...]

L’art du braquage
«Vjeran Tomic: L’homme-araignée de Paris», Jamie Roberts, sur Netflix, 86 minutes.
«Vjeran Tomic: L’homme-araignée de Paris», Jamie Roberts, sur Netflix, 86 minutes.

Un coin de voile
«Jusqu’au bout du jour», Jo(sette) Pellet, Editions des Sables, 80 pages.
«Jusqu’au bout du jour», Jo(sette) Pellet, Editions des Sables, 80 pages.

Le poids de l’attachement
«Mon petit renne» («Baby reindeer»), Richard Gadd, sur Netflix, 7 épisodes de 40 minutes.
«Mon petit renne» («Baby reindeer»), Richard Gadd, sur Netflix, 7 épisodes de 40 minutes.

(Re)localisation au pays du Reblochon
Sur les écrans depuis une semaine, le documentaire français «La Ferme des Bertrand» nous rapproche d'un monde rural trop ignoré. Son grand atout est de travailler sur trois temps, retraçant ainsi cinquante ans d'évolutions dans une ferme d'élevage de Haute-Savoie où – surprise – tout ne va pas si mal. Rencontre avec ses auteurs, Gilles Perret et Marion Richoux.
Sur les écrans depuis une semaine, le documentaire français «La Ferme des Bertrand» nous rapproche d'un monde rural trop ignoré. Son grand atout est de travailler sur trois temps, retraçant ainsi cinquante ans d'évolutions dans une ferme d'élevage de Haute-Savoie [...]

Shmuel T. Meyer, contre la haine, célèbre la ressemblance humaine
Avec les douze nouvelles de «Tribus», souvent déchirantes, mais combien éclairantes et gages d’espoir «malgré tout», l’écrivain franco-israélien en dit plus que maints experts et autres analystes, sondant les sources de la haine qui divise aujourd’hui la société israélienne, où l’idéal sioniste s’est transformé en «messionisme» vengeur avec une violence inouïe.
Avec les douze nouvelles de «Tribus», souvent déchirantes, mais combien éclairantes et gages d’espoir «malgré tout», l’écrivain franco-israélien en dit plus que maints experts et autres analystes, sondant les sources de la haine qui divise aujourd’hui la société israélienne, où [...]

L’art de soulever des questions éthiques, l’air de rien
Chose peu commune, semble-t-il, l’auteur bernois Pedro Lenz écrit en Berndütsch «pour montrer que le dialecte appartient aussi à des gens ouverts sur le monde». C’est en binôme que Daniel Rothenbühler et Nathalie Kehrli se sont employés à restituer en français l’oralité d’un propos qui suit le cours de la pensée du narrateur, avec ses ruptures et ses digressions. Leur travail commun sur les textes de cet auteur a donné lieu d’abord à «Faut quitter Schummertal!», traduction de Der Goalie bin ig qui a obtenu le prix Schiller en 2011, puis à la version française de Primitivo, parue elle aussi aux éditions d’En Bas.
Chose peu commune, semble-t-il, l’auteur bernois Pedro Lenz écrit en Berndütsch «pour montrer que le dialecte appartient aussi à des gens ouverts sur le monde». C’est en binôme que Daniel Rothenbühler et Nathalie Kehrli se sont employés à restituer en [...]

Ci-gît un dessinateur en herbe
Né à Boulogne-Billancourt en 1955, Philippe Comar, pendant quasi 40 ans, a été professeur de dessin et de morphologie à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Dans son nouveau livre,«Premiers traits», il nous offre une jouissive autobiographie.
Né à Boulogne-Billancourt en 1955, Philippe Comar, pendant quasi 40 ans, a été professeur de dessin et de morphologie à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Dans son nouveau livre,«Premiers traits», il nous offre une jouissive autobiographie.

Une des mille collines
«Une des mille collines», Bernard Bellefroid, disponible sur Arte.tv jusqu’au 8 mai 2024, 81 minutes.
«Une des mille collines», Bernard Bellefroid, disponible sur Arte.tv jusqu’au 8 mai 2024, 81 minutes.

La deuxième édition du Festival du Dessin à Arles
«Festival du dessin», Directeur artistique Frédéric Pajak, Arles, du 20 avril au 19 mai.
«Festival du dessin», Directeur artistique Frédéric Pajak, Arles, du 20 avril au 19 mai.

La nouvelle amante de Prune distribue des gnons, les mâles ont mal
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Prune adore Ambre qui le lui rend bien et prend souvent sa défense avec violence. «C’est une écoterroriste!» accuse Nadège. Il faut dire que Simon-Pierre en a déjà fait les frais une fois, et que cette semaine, c’est l’oncle journaliste de Prune, Jean-Michel, qui va en prendre plein la figure. Les deux jeunes femmes seraient bien allées faire un tour à Barcelone, sauf que les Espagnols en ont marre des touristes, parait-il.
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Prune adore Ambre qui le lui rend bien et prend souvent sa défense avec violence. «C’est une écoterroriste!» accuse Nadège. Il faut dire que Simon-Pierre en a déjà fait les frais [...]

Le film de madame Angot
Salué par une presse unanime, «Une Famille» de Christine Angot est un premier film qui prouve surtout le nouveau statut d'intouchable de son auteure, quasiment sanctifiée par le mouvement #MeToo. Pourtant, c'est un «auto-documentaire» passionnant qui mérite qu'on s'y attarde avec un minimum de circonspection.
Salué par une presse unanime, «Une Famille» de Christine Angot est un premier film qui prouve surtout le nouveau statut d'intouchable de son auteure, quasiment sanctifiée par le mouvement #MeToo. Pourtant, c'est un «auto-documentaire» passionnant qui mérite qu'on s'y attarde [...]

Un bijou d’ironie
«L’angle mort du rêve», Nétonon Noël Ndjékéry, Editions La Contre-Allée, 112 pages.
«L’angle mort du rêve», Nétonon Noël Ndjékéry, Editions La Contre-Allée, 112 pages.

Portrait de l’écrivain en déserteur
Au début de «Le Feu, journal d’une escouade» Henri Barbusse, observant ses compagnons d’armes entassés dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, se demandait qui s’apercevrait encore des détails qui faisaient de ces hommes des individus et non une masse informe destinée à mourir pour la patrie. Le nouveau roman de Velibor Čolić, «Guerre et Pluie», fait partie de ces livres qui s’attaquent à la guerre par le détail. Lecteur, tu n'y trouveras ni grands discours humanistes, ni prêches sur le sacrifice de soi au service d’une grande cause, mais la description précise et impitoyable de ce que la guerre, cette aberration, fait aux corps et aux âmes – et comment elle décide incidemment de la naissance d’un écrivain.
Au début de «Le Feu, journal d’une escouade» Henri Barbusse, observant ses compagnons d’armes entassés dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, se demandait qui s’apercevrait encore des détails qui faisaient de ces hommes des individus et non une [...]

Le dernier fantasme de García Márquez
«Nous nous reverrons en août», Gabriel García Márquez, traduit de l'espagnol (Colombie) par Gabriel Iaculli, Editions Grasset, 144 pages.
«Nous nous reverrons en août», Gabriel García Márquez, traduit de l'espagnol (Colombie) par Gabriel Iaculli, Editions Grasset, 144 pages.

Y’a-t-il un destin ou simplement une incarnation?
«Eva et les bêtes sauvages», Antonio Ungar, Editions noir sur Blanc, 304 pages.
«Eva et les bêtes sauvages», Antonio Ungar, Editions noir sur Blanc, 304 pages.

De trois sous faire une voie lactée
«Et ceci, esseula», Al Martin, Les Cahiers Dessinés, 160 pages.
«Et ceci, esseula», Al Martin, Les Cahiers Dessinés, 160 pages.
La nature, est-ce bien naturel?
Une Anglaise a confondu un pompon de bonnet et un hérisson tandis que d’autres confondent le mariage et l’amour, ce qui n’est pas plus malin mais tout aussi compréhensible. Quant à la sexualité, nous n’avons jamais fini de l’explorer, notamment lorsqu’elle passe par les tétons. C'est dingue tout ce que nous apprennent les médias!
Une Anglaise a confondu un pompon de bonnet et un hérisson tandis que d’autres confondent le mariage et l’amour, ce qui n’est pas plus malin mais tout aussi compréhensible. Quant à la sexualité, nous n’avons jamais fini de l’explorer, notamment [...]

Jia Zhang-Ke. Frénésie et solitudes chinoises
Le cinéaste chinois Jia Zhang-Ke est l’invité d’honneur de la 55e édition du Festival Visions du réel de Nyon. Emblème du cinéma indépendant chinois, très estimé par la critique internationale, Jia Zhang-Ke recevra le Prix du réel et dirigera une masterclass mardi 16 avril. Une sélection de ses œuvres est également visible jusqu’à la fin du mois à la Cinémathèque suisse. Retour sur l’œuvre de ce cinéaste né en 1970 qui questionne une société chinoise en mutation et redéfinit les frontières entre le réel et la fiction.
Le cinéaste chinois Jia Zhang-Ke est l’invité d’honneur de la 55e édition du Festival Visions du réel de Nyon. Emblème du cinéma indépendant chinois, très estimé par la critique internationale, Jia Zhang-Ke recevra le Prix du réel et dirigera une [...]