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Un quidam nommé François Varidel

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 16 avril 2018 · 11 min de lecture

Un quidam nommé François Varidel
Départ d’un soldat fédéral lors de la mobilisation pour la guerre du Sonderbund en 1847. Illustration de Jakob Ziegler tirée de Jakob Amiet, «Der siegreiche Kampf der Eidgenossen gegen Jesuitismus und Sonderbund: dessen Zusammenhang und Bedeutung in der Entwicklungsgeschichte der schweizerischen Nation und dessen Wirkung auf das politische Leben des Auslandes nebst vollständiger Schilderung des Feldzuges vom November 1847, Soleure, 1848.» - © Wikimedia Commons

Né en 1817 et mort en 1880, un habitant de Prahins a laissé un carnet dans lequel il raconte sa vie et notamment sa participation à la guerre du Sonderbund.

Sommaire

Classe 11 VP 1 / Ollon


Un soldat de l’armée fédérale pendant la guerre du Sonderbund sur un daguerréotype de 1847.
Musée national suisse, Zurich

François Varidel, habitant du village vaudois de Prahins, a traversé le XIXe siècle. Il a laissé un journal autobiographique. C’est
le récit d’un parcours difficile et ordinaire qui ressemble sans doute à des milliers d’autres. François Pierre Varidel naît le 9 mai 1817, d’une famille campagnarde du Nord vaudois. Il est un homme du peuple. A l’âge de douze ans, il perd son père, victime d’un coup de pied de cheval à la tête. Après cet accident, sa mère tombe malade et se fait soigner à Yverdon durant deux ans.

«C’est triste, très chers parents, d’avoir un enfant pour si peu de temps»

Avec l’un de ses frères, François est placé sous tutelle.
En 1838, à 21 ans, François Varidel suit l’école
militaire à Lausanne. Il rejoint sa compagnie à Orbe afin de surveiller la frontière franco-suisse, car il y a un «grand bruit de guerre avec la France». En effet, la justice française réclame Louis-Napoléon Bonaparte, le futur président puis empereur des Français, Napoléon III. Mais la Suisse ne peut pas l’extrader, car Louis- Napoléon est aussi citoyen suisse et officier de l’armée fédérale. Il se rend finalement en Angleterre. Son départ met un terme à la crise entre la Suisse et la France. 

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