«Tout contact physique avec un élève peut être perçu comme un dérapage»


La jeune auteure morgienne Tiffany Jaquet signe un deuxième roman intitulé «Dernière rentrée». Cette enseignante de métier situe son intrigue en terrain connu, puisqu’il est question de l’école tout au long de cet ouvrage paru en septembre 2018 aux éditions Plaisir de lire. Une école de laissés-pour-compte, une classe d’élèves dont beaucoup sont en échec scolaire, menée par un professeur à la dérive dans une ville suisse indéterminée pour laisser au lecteur la possibilité de se dire que c’est chez lui. Interview.
Sommaire

Tiffany Jaquet © DR
En quoi le métier de prof a-t-il évolué ces dernières décennies?
L’école vaudoise est en mutation depuis des décennies. Après EVM, Harmos a introduit d’importantes réformes en vue d’harmoniser les systèmes scolaires dans toute la Suisse, mais les cantons n’y ont pas tous adhéré.
Le nouveau plan d’étude avec des directives précises sur les objectifs à atteindre, les tests les évaluations a chamboulé les anciens profs habitués à plus de liberté. J’ai un collègue qui a pris la retraite anticipée parce qu’il s’y retrouvait plus. Il avait l’impression d’avoir changé de métier.



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