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Socrate à l’école

Doménica Canchano Warthon

Par Doménica Canchano Warthon · Publié le 27 juillet 2020 · 6 min de lecture

Socrate à l’école
Corinne Galland et Leili Yahr, créatrices du projet La philo en jeux.

Pourquoi la philosophie n'est-elle pas enseignée à l'école obligatoire? Deux artistes se sont posé cette question, et il y a trois ans, elles ont décidé de proposer aux écoles de former aussi la pensée, grâce à des ateliers appelés La Philo en jeux. Un Socrate original a le rôle de facilitateur du processus pédagogique et des expressions scéniques, musicales et picturales font partie des ateliers. Les enfants entrent ensuite en action puis passent de la théorie à la pratique dans leur vie quotidienne.

Il est 10 heures 30, un jour comme les autres et la marionnette Socrate entre en classe dans un collège lausannois. Elle y a été amenée par deux animatrices, Corinne Galland et Leili Yahr, créatrices du projet La Philo en jeux. 
Socrate réfléchit à voix haute sur le sens du vivre ensemble. Il raconte l’histoire d’enfants qui n’arrivent pas à s’entendre pour jouer après l’école. L’histoire se termine avec les bambins qui n’ont finalement pas réussi à se mettre d’accord et qui sont rentrés à la maison déçus et découragés. D’un point de vue socratique, les enfants auraient pu procéder de différentes manières: par un échange d’opinions afin de comprendre tout d’abord le point de vue de chacun, puis par un vote, ou par un tirage au sort … Mais les enfants n’y ont pas pensé. Quelques jours plus tard, une enseignante a raconté aux animatrices que ses élèves, au moment de la récréation, devaient choisir un jeu adapté à tous. Alors, l’un des enfants s’est souvenu de l’histoire de Socrate et l’a rappelée à ses copains. Les enfants ont voté et ont finalement trouvé un consensus pour le choix d’un jeu. 
On était passé de la théorie à la pratique, comme les enfants savent souvent le faire.

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