Silicon Wadi, la leçon des start-ups israéliennes aux Suisses


L'Etat hébreu s'est doté de l'un des plus puissants écosystèmes d'entreprises innovantes de la planète. La Suisse cherche à s'en inspirer.
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Uri Adoni est l’un de ces hommes d’âge moyen qui ne doute pas un instant de ses possibilités. Grand, noiraud malgré quelques traces grisâtres à la chevelure, il règne en maître sur l’industrie florissante du financement des jeunes entreprises d’Israël. «Nous avons développé un écosystème qui fonctionne à merveille et qui se développe», déclare cet investisseur dont la société d’investissement Jerusalem Venture Partners a déjà déversé 1,1 milliard de dollars dans des jeunes pousses depuis 24 ans aussi bien dans le pays qu’en Europe et aux Etats-Unis.

Face à lui, 80 entrepreneurs (jeunes et moins jeunes), universitaires, représentants des administrations de promotion économiques et journalistes venus de Suisse (essentiellement Genève et Vaud), venus écouter la bonne parole. Car, en dépit des réussites que sont l’EPFL à Lausanne, le Campus Biotech à Genève, le CSEM à Neuchâtel, les multiples incubateurs et accélérateurs qui se sont créés ici et là ces dernières années et du fantastique progrès en matière d’aides de toutes natures à la création d’entreprises innovantes, qui ne cessent elles-mêmes d’éclore, la Suisse doit bien le reconnaître : elle souffre encore d’un notable retard par rapport à l’Etat hébreu. Alors que les deux pays ont une population équivalente (quelque 8,6 millions d’habitants) et que le second souffre de deux facteurs handicapants par rapport au premier : son environnement international des plus instables et un produit intérieur brut deux fois moindre (320 milliards de francs).




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