Le numéro «d’aplatventrisme» auquel s’est prêté le secrétaire général de l’OTAN dans le bureau ovale, le 15 juillet dernier, laisse pantois. D’autant qu’il n’est pas le premier ni le dernier à s’humilier, tel un vassal, devant le nouvel empereur états-unien. Au contraire, ils font la queue! Comment en est-on arrivé là ? Décryptage.
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«Etat tributaire: Etat prémoderne dans un type de relation de subordination en tant qu’Etat-client d’un Etat plus puissant qui implique l’envoi d’un signe régulier de soumission, ou tribut, au pouvoir supérieur.» Cette définition tirée de Wikipédia ne vous rappelle-t-elle rien? En moins de six mois de pouvoir, Trump a officialisé devant le monde entier ce qu’on avait déjà pu deviner lors de son premier mandat, à savoir la servilité totale qu’il exige désormais de ses vassaux, alliés et autres partenaires commerciaux. Début juillet, c’était une ronde de présidents africains qu’il avait humiliés en les obligeant à jouer les garnitures autour de son trône. La semaine dernière, c’était l’ancien premier ministre hollandais et actuel secrétaire général de l’OTAN qui se livrait à un abject exercice d’aplaventrisme devant celui qu’il a appelé «Papa».
Même Idi Amin Dada n’en demandait pas tant lors de sa splendeur. Bientôt, peut-être, comme à la cour de Néron, les visiteurs de la Maison Blanche devront danser au son de la harpe avant d’applaudir au spectacle de la planète en flammes.
Il est vrai que Trump aurait tort de se gêner puisque ses obligés font la queue devant sa porte pour quémander ses improbables faveurs.






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